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Loi handicap : un goût d’inachevé

Adoptée le 11 février 2005, la loi sur le handicap reste largement inappliquée a déploré Kévin Faure, le 10 février au rassemblement organisé par l’APF France handicap Finistère place Saint-Corentin à Quimper. « Avec d’autres associations, des bénévoles et des professionnels nous avons partagé un moment fort de solidarité ».

En effet, alors que la loi portait des avancées importantes comme la création des MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées, le principe de la scolarisation en milieu ordinaire ou le principe de la compensation du handicap, les personnes en situation de handicap ou leurs parents sont encore obligées de se mobiliser pour la faire appliquer et se heurtent trop souvent à des difficultés pour pouvoir se déplacer.

« 50% des établissements recevant du public ne sont pas encore aux normes » a déploré Isabelle Assih sur Ici Breizh Izel. La maire de Quimper, référente handicap et accessibilité de l’AMF (Association des maires de France), considère que des progrès ont été accompli depuis 2005 mais qu’un énorme travail reste encore à accomplir, notamment pour la qualité de l’accueil des élèves ou pour l’insertion dans le monde du travail, alors que le taux de chômage est deux plus élevé pour les personnes en situation de handicap.

« Nous devons sortir d’une vision trop souvent paternaliste du handicap » estime Isabelle Assih. « Notre action vise à faire respecter les droits fondamentaux de chacun et chacune et il ne faut jamais oublier que 80 % des handicaps sont invisibles ».

Pour parvenir à cette égalité, le député socialiste de Gironde, Sébastien Saint-Pasteur a interpellé le premier ministre le 11 février à l’Assemblée. Il porte, avec son collègue LR Antoine Vermorel-Marques, une proposition transpartisane en proposant une nouvelle méthode de travail. « Car le handicap reste un motif majeur de discrimination. C’est tout simplement la première cause de saisine du défenseur des droits. »

« Actons nos désaccords sans acrimonie et trouvons surtout des solutions majoritaires très concrètes ». Dans cet esprit, le député de Gironde a proposé une méthode innovante au premier ministre : qu’il s’engage, sur la base de l’article 48 de la constitution, à partager avec le parlement son temps gouvernemental sur ce sujet.  « Ce chemin est le seul à même d’embrasser véritablement le sujet pour faire du handicap une grande cause de ce premier semestre, et travailler sereinement et sérieusement un texte de progrès. L’urgence l’impose, le moment l’exige, mais seule une volonté commune entre l’assemblée et votre gouvernement le permettra ».

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