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mercredi 26 janvier
Une machine infernale

Voilà deux ans que les organisations syndicales et les parlementaires de Gauche dénoncent le nouveau mode de calcul des indemnités chômage. Cette réforme, qui ne vise qu’à réaliser des économies sur le dos des plus précaires a été qualifiée de « boucherie » par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Annie Le Houérou pour les sénatrices et sénateurs socialistes, écologistes et républicains, Boris Vallaud pour Députés Socialistes et apparentés, Corinne Narassiguin, Maxime des Gayets et Stéphane Troussel, secrétaires nationaux du Parti Socialiste, ont tenu une conférence de presse devant l’agence de Pôle emploi d’Aubervilliers, afin d’expliquer ce qui arrivera à partir du 1er juillet.

Le 1er juillet, si le nouveau mode de calcul des indemnités chômage entre en application, 1,15 million de demandeurs d’emploi ne seront plus indemnisés ou verront le montant de leurs indemnités baisser fortement (de 16 à 33%). 

Dans le Finistère, 14 186 personnes, dont 4485 jeunes de moins de 25 ans, sont concernées, selon une étude présentée par Maxime des Gayets qui donne les projections pour l’ensemble des départements. 

Voilà maintenant deux ans, qu’avec les organisations syndicales, le Parti Socialiste et ses parlementaires dénoncent la réforme du calcul de l’assurance chômage. Cette mauvaise réforme avant la crise est devenue une 

très mauvaise réforme après la crise, en particulier pour les jeunes qui vont payer un lourd tribut. 

« Cette réforme est une véritable machine infernale. Elle va aggraver encore un peu plus les inégalités sociales et territoriales », a dénoncé le secrétaire national du parti aux Solidarités, Stéphane Troussel, président du Département de Seine-Saint-Denis. « Derrière les chiffres, il y a des vies, des vies qui seront abîmées », a insisté 

le député Boris Vallaud, porte-parole du parti et secrétaire national au Projet, qui a rappelé qu’au lieu de s’en prendre aux plus précaires, il faut au contraire les accompagner et mettre, enfin, en place un « minimum jeunesse ». 

La bataille contre le changement du mode de calcul, passe aujourd’hui par la mobilisation aux côtés des syndicats, mais aussi par le vote en faveur des candidat.es de Gauche aux élections régionales et départementales qui, depuis le début, s’opposent à cette « réforme ». 

 

Article publié dans le Cap Finistère n° 1359 du 18 juin 2021




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