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mardi 18 janvier
Pour un véritable choc PISA
L’enquête PISA, si elle n’est pas un indicateur parfait, est néanmoins l’occasion, comme tous les trois ans, de mesurer les connaissances et les compétences des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, thème majeur de l’étude, en mathématiques et en sciences dans 79 pays de l’OCDE. 
Les résultats 2018, publiés le 3 décembre, révèlent que dans les trois domaines étudiés, la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE, voire légèrement au-dessus. Par rapport à 2015, les résultats sont restés globalement stables. On est loin des cris d’orfraie poussés par les néo réactionnaires qui ne manquent pas une occasion de fustiger l’Éducation nationale, d’expliquer que « c’était mieux avant » et qui annoncent l’effondrement du niveau scolaire des jeunes Français. 
« L’enquête en revanche pointe une nouvelle fois notre système scolaire comme l’un des plus inégalitaires du monde avec Le Luxembourg, Israël et la Hongrie », souligne Yannick Trigance, secrétaire national à l’Éducation et à l’Enseignement supérieur. 
« Concrètement, cela veut dire que dans notre pays, les ressources matérielles et culturelles déterminent largement la réussite des élèves. À titre d’exemple, les élèves défavorisés y ont cinq fois plus de chance d’avoir des difficultés en compréhension de l’écrit que les élèves les plus favorisés. Une corrélation que l’on retrouve par ailleurs en mathématiques et en sciences. » 
La France est par ailleurs l’un des pays de l’OCDE qui concentre le plus la difficulté scolaire. Les élèves les plus faibles y ont plus tendance à être regroupés dans les mêmes établissements. 
« Ces inégalités n’ont pas augmenté depuis 2010, elles ont été contenues mais restent encore très élevées en France », reconnaît Yannick Trigance. 
« Pour y remédier, des solutions ont déjà été engagées et se poursuivent. Depuis 2012, un changement majeur a été opéré en mettant la priorité sur l’école élémentaire, la maternelle et les écoles relevant de l’éducation prioritaire. 
Mais pour franchir un nouveau cap, il faudra à présent s’intéresser au métier d’enseignant. Aucun changement ne se fera sans les enseignants et sans une amélioration substantielle des conditions d’exercice de leur métier : revalorisation des indemnités et des carrières, formation initiale et continue, conditions de travail et médecine préventive de qualité… 
Voilà les pistes d’un véritable choc PISA ! », propose le secrétaire national du PS à l’Éducation.

 

Article publié dans le Cap Finistère n°1292 du 13 décembre 2019



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