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samedi 22 janvier
Personne ne veut de cette loi

Mais qui veut de la loi de sécurité globale ? C’est la question qu’on est en droit de se poser, à l’issue du débat organisé, le 27 février, par la Ligue des Droits de l’Homme de Quimper et le club de la presse de Bretagne. 

La ligue des Droits de l’Homme avait invité des parlementaires (Michel Canévet, pour le Sénat et Erwan Balanant, pour l’Assemblée nationale), Arié Alimi, avocat et militant de la LDH, et Olivier Scaglia, représentant du SNJ, syndicat des journalistes. Un représentant d’Alliance était annoncé mais la direction du syndicat policier lui a demandé de ne pas participer à ce débat. 

Pour la LDH, ce texte intervient à un moment où il n’est plus possible d’accepter de nouvelles restrictions de la liberté d’informer. 

Loi sur le secret des affaires, loi contre la manipulation de l’information, loi contre les contenus haineux sur internet, loi sur la sécurité 

globale sont autant de textes qui restreignent la capacité des journalistes à exercer librement leur métier et qui limitent le droit d’être informés. 

La proposition de loi sécurité globale, va être examinée au Sénat à un moment où les forces de l’ordre font l’objet d’une grande méfiance de la part de la population. 

Pourtant des propositions existent pour que les citoyens accordent à nouveau leur confiance aux forces de l’ordre. 

Il suffirait, par exemple, de remplacer l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) par une instance vraiment indépendante. « Et il ne faut surtout pas confier cette mission aux procureurs qui sont dépendants du pouvoir, mais aussi des policiers avec lesquels ils doivent travailler quotidiennement », a expliqué Arié Alimi, avocat, militant de la Ligue des Droits de l’Homme. 

Quand la grande majorité des groupes parlementaires sont sceptiques voire hostiles, quand les associations de défenses des Droits de l’Homme émettent de sérieuses réserves, quand des milliers de personnes descendent régulièrement dans la rue pour demander le retrait de ce texte et quand le syndicat policier à l’origine de cette « proposition de loi » demande à ses membres de ne pas participer à des débats, il faut bien se rendre à l’évidence : personne ne veut de la loi de sécurité globale. Et au lieu de s’entêter, la majorité serait bien inspirée de retirer ce texte et d’engager une concertation. 

 

Article publié dans le Cap Finistère n° 1345 du 5 mars 2021

 




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