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dimanche 16 janvier
Mobilisation générale pour nos libertés !

La proposition de loi Sécurité globale, adoptée le 24 novembre par l’Assemblée nationale, est actuellement en examen au Sénat. Dans le Finistère, seuls Didier Le Gac, Grazziela Melchior et Liliana Tanguy ont voté pour. 

Depuis le 8 novembre, des centaines de manifestations se sont déroulées dans tout le pays pour dénoncer cette proposition liberticide.ÀBrest,àl’appelducollectif auquel participe le PS et qui regroupe près d’une trentaine d’organisations politiques, syndicales ou associatives, des milliers de personnes se sont mobilisées. Elles le feront encore le samedi 20 mars, à 15h00, place de la Liberté. 

Pour Jérome Durain, qui suit cette proposition de loi au Sénat pour le groupe socialiste, ce texte opère un double glissement. D’une part, il vise à accorder des prérogatives aux polices municipales. La Police nationale peut travailler avec les polices municipales et les agences privées, dans un continuum de sécurité. Mais, à travers ce texte, on sent que le gouvernement cherche à faire accomplir de plus en plus de missions aux polices municipales, donc aux collectivités. 

D’autre part, ce texte porte encore atteinte aux libertés publiques avec ses articles concernant les images, prises par les forces de l’ordre ou par des drônes. Mais surtout, elle ne répond pas à la question de la défiance d’une partie de la population vis-à-vis des forces de l’ordre. Or, c’est pourtant là un enjeu essentiel aujourd’hui, explique Jérome Durain qui, par ailleurs, participe aux travaux du Beauvau de la sécurité. 

La liberté d’informer est menacée 

Pour la coordination 

#StopLoiSécuritéGlobale « les sénateurs, quel que soit leur bord politique, ont une responsabilité déterminante : montrer qu’au-delà des calculs politiciens et de la surenchère sécuritaire permanente qui a présidé à l’élaboration de ce texte, ils restent attachés aux libertés publiques inscrites dans la Constitution et aux droits humains internationalement reconnus ». 

« La proposition de loi Sécurité globale, représente une atteinte gravissime à l’État de droit et aux libertés fondamentales », s’inquiète la coordination nationale #StoploiSécuritéglobale. Son article 24 cherche à dissuader tout citoyen de filmer l’action de la police, ce qui entraverait la liberté d’informer et d’être informé et invisibiliserait davantage les violences policières. 

La France glisse, doucement mais sûrement, vers un état illibéral, autoritaire et policier, alors que le monde entier est confronté à une pandémie. Nos libertés, si chèrement acquises, fondent comme neige au soleil, depuis de nombreux mois. La société civile toute entière doit prendre conscience que le jour d’après que nous espérions plus solidaire se transforme finalement en cauchemar d’après. 

 

Article publié dans le Cap Finistère n°1347 du 19 mars 2021




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