Accueil > Actualités de la fédération > articles cap Finistère > articles
LES BLOGS
SOCIALISTES
Tous les blogs
RECHERCHE
samedi 22 janvier
Michel Rocard, l’Européen

L’association MichelRocard.org, en partenariat avec l’École Nationale d’Administration (ENA), la Caisse des Dépôts et Consignations et la Fondation Jean-Jaurès, a organisé les 6 et 7 octobre, à Strasbourg, un colloque consacré à l’engagement européen de Michel Rocard, tout au long de son parcours politique.
L’internationalisme, et donc le combat européen, a toujours été au cœur
du combat politique de Michel
Rocard, au PSU d’abord, puis au PS. Les multiples témoignages de dirigeants européens qui l’ont côtoyé en attestent.
Paradoxalement, les élections européennes de 1994 ont donné un coup d’arrêt à sa carrière politique. « À cette époque, le Parti Socialiste est au plus bas. Michel Rocard devient Premier secrétaire et se prépare pour la Présidentielle de 1995 », a rappelé Bernard Poignant. Mais lorsqu’arrivent les élections
européennes, que doit faire le Premier secrétaire du PS ?
Traditionnellement, c’est à lui qu’il revient de mener la liste. Fallait-il faire une exception ? La question a été posée. Mais Michel Rocard a choisi, comme François Mitterrand avant lui, de mener ce combat. C’était sans compter sur le soutien apporté par l’Élysée à la liste conduite par Bernard Tapie.
Cependant, une fois élu au Parlement de Strasbourg, Michel Rocard se révéla un Européen déterminé et un acteur de premier plan de la construction européenne, au point d’avoir failli devenir président de cette assemblée.
Pierre Emmanuel Guigo, président de l’association MichelRocard.org, a rappelé les combats menés par l’ancien premier ministre au Parlement européen. Ils sont
la suite logique de ses engagements précédents, en tant que militant, ministre ou premier ministre. Il s’est concentré sur trois axes principaux. D’abord, l’Europe de la défense. Dès la chute du mur de Berlin, Michel Rocard a compris que l’UE devait se doter d’une défense autonome. Ensuite, l’Europe sociale puisque, dans son esprit, le marché unique ne pouvait pas être l’unique dimension de la construction européenne. Et enfin, dans la même logique, la coopération internationale, pour la Paix et le dévelopement, qui a toujours guidé son engagement.

Article publié dans le Cap Finistère n°1370 du 15 octobre 2021




Partager Publier sur twitter