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samedi 15 janvier
Les pêcheurs veulent travailler

Mais quelle mouche a bien pu piquer Annick Girardin, ministre de la Mer, pour qu’elle puisse évoquer, aux Assises de la Mer qui se tenaient à Saint-Pol-de-Léon, un plan de sortie de flotte pour les bateaux qui ne pourront pas pêcher dans les eaux britanniques ?
« Je ne peux pas me résoudre à des plans de sortie de flotte a immédiatement réagi Loïg
Chesnais-Girard. « Les négociations doivent continuer et les engagements pris doivent être tenus ! Le rôle de
la Commission européenne est de protéger les intérêts des citoyens européens. La réserve Brexit doit être prioritairement dédiée aux innovations et investissements nécessaires à l’avenir de la pêche bretonne. Ce fonds d’ajustement
au Brexit ne doit pas servir à détruire nos bateaux ! », a insisté
le président du Conseil régional.
« Les autorités britanniques doivent faire preuve d’un peu plus de bonne volonté », considère Gaël Le Meur, présidente de la Commission Économie au Conseil régional. Pour les bateaux de plus de douze mètres, qui sont équipés de systèmes de localisation, il est assez facile de prouver qu’ils pêchaient, avant le Brexit, dans les eaux britanniques. En revanche, les bateaux de taille inférieure, doivent présenter toute une série de formulaires. Et les autorités britanniques sont particulièrement pointilleuses. « Les Anglais ne respectent pas l’accord », estime l’élue de Concarneau. Les licences sont accordées au compte-goutte et les demandes sont divisées en trois
catégories : les vertes, lorsqu’ils peuvent pêcher, les oranges, pour les licences provisoires et les rouges, lorsque les autorités britanniques estiment qu’elles n’ont pas assez d’éléments pour accorder des licences.
« La Région Bretagne a toujours été aux côtés de la filière pêche », insiste Gaël Le Meur. « Nous croyons en son développement et nous investissons fortement dans les ports pour que les pêcheurs et les mareyeurs puissent travailler dans de bonnes conditions. » Les pêcheurs savent que leur métier
est dur. Ils ne demandent aucune faveur, simplement le droit de l’exercer. Si, par des procédures administratives, on le leur enlève, leur colère sera terrible.
« La Région Bretagne sera aux côtés de la filière pour que les engagements soient respectés », insiste Gaël Le Meur. « Toute la filière serait fragilisée si des bateaux devaient rester à quai. Nous ne pouvons l’envisager. » Les navires qui pêchaient au large de Jersey ou Guernesey doivent pouvoir continuer à le faire. Point !




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