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vendredi 28 janvier
Bretons et heureux

Les Bretons font partie des Français les plus heureux selon le baromètre 2021 des territoires publié par Elabe et l’Institut Montaigne avec la SNCF qui a interrogé 10052 Français.e.s dont 807 Breton.ne.s.
Dans notre région, les personnes interrogées se déclarent à 80 % heureuses. Les mots qui reviennent
le plus souvent pour décrire leur état d’esprit sont sérénité et confiance.
L’ancrage territorial apparaît très clairement. Les Bretons sont plus attachés à leur région (78 % contre 57 % en moyenne nationale), à leur département (69 % contre 55 %), mais aussi à leur commune et village (61 % contre 54 %).
Fort logiquement, 69 % des Bretons n’ont pas envie de quitter leur région et plus de la moitié d’entre eux souhaitent que leurs enfants y grandissent, même s’ils estiment qu’ils devront s’éloigner pour des raisons professionnelles.
Pourquoi un tel attachement ? Parce que les tensions y sont moins fortes qu’ailleurs. 75 % des Bretons se sentent en sécurité dans leur quartier, contre une moyenne nationale de 65%. La qualité de vie, les paysages et les habitants sont les principaux arguments avancés. 61 % des Bretons (contre une moyenne nationale de 53 %) ont confiance en leurs voisins.
Le Baromètre des Territoires révèle quatre grands groupes de Français : les « Affranchis », les « Enracinés », les « Sur le fil » et les « Assignés ».
La région Bretagne se distingue par une proportion plus importante d’« Enracinés » (36%), soit 5% de plus qu’en France.
Selon la typologie de l’enquête les « Enracinés » mènent une vie qui leur convient, leur situation personnelle leur permet d’aborder l’avenir avec une relative sérénité. Pour eux, le lieu de vie tient une place majeure dans leur bien-être. Leur quartier, leur commune, c’est leur cocon. Ils y vivent depuis longtemps ou ont enfin réussi à s’y installer. Bien là où ils sont, leur bonheur ne passe pas par des rêves d’ailleurs, mais bien par le « bon vivre » de leur territoire de vie. Ce groupe est le plus âgé et près de la moitié vit dans une commune rurale ou une petite agglomération de moins de 20000 habitants.
Les « Affranchis » (23%) sont nombreux que sur le reste du territoire. Ce groupe est composé de personnes qui sont
« maîtres de leur destin et peuvent franchir les obstacles et difficultés de la vie sans peine. Ils disposent d’un capital économique et culturel élevé, ils évoluent avec aisance dans le monde actuel, s’adaptent facilement aux changements. Ils se sentent bien là où ils habitent, mais leur ancrage territorial est faible : leur territoire de vie, c’est avant tout celui qui leur permettra de saisir les opportunités et d’être “ là où il faut ”. Ce groupe est relativement jeune et près de six sur dix vivent dans une grande agglomération de plus de 100 000 habitants. Les cadres y sont sur-représentés. Politiquement, ils ont très largement voté pour Emmanuel Macron en 2017 ».
En Bretagne, la part des « Sur le fil » (22 %) et des « Assignés » (19 %) reste inférieure à la moyenne nationale.
Les « Sur le fil » ont une vie parsemée d’embûches et peinent à s’affranchir de leur situation socio-économique et des inégalités territoriales. Pour autant, leur situation n’est pas figée et ne relève pas du même niveau de difficultés que les « Assignés ». Ce groupe est assez jeune, composé majoritairement de femmes, de locataires. Les ouvriers et employés y sont sur-représentés. Politiquement, ils sont éloignés de la politique.
Les « Assignés », quant à eux, sont asphyxiés au quotidien par les difficultés, notamment financières. Elles sont des embûches continuelles qui entravent la maîtrise de son destin et empêchent de « sortir la tête de l’eau ». Leur territoire de vie est le lieu d’amoncellement des difficultés : manque de dynamisme économique, lien social détérioré, sentiment d’insécurité, cadre de vie dégradé... Leur capital socio- économique ne leur permet pas d’imaginer se déplacer vers des horizons meilleurs, ils sont « assignés à résidence ». Ce groupe est majoritairement composé d’actifs entre 35 et 64 ans, plus souvent locataires et vivant seuls. C’est le groupe qui se reconnaît le plus dans le mouvement des « gilets jaunes ». Politiquement, ils ont davantage voté pour Marine Le Pen en 2017.




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