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mardi 23 avril
Une dangereuse loi de circonstance

Il n’y a donc pas eu un seul député de la majorité dans le Finistère pour s’opposer au vote de la « proposition de loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Tous ont voté pour, sauf celui du modem, qui s’est abstenu.

Il faut toujours se méfier des textes de loi préparés dans l’urgence, pour répondre à une difficulté immédiate, surtout lorsqu’elles touchent aux libertés publiques.

Les socialistes dénoncent toutes les violences qui ont émaillées les dernières manifestations, principalement à Paris, mais aussi dans le Finistère.

Mais, ce texte répressif, est inutile. Il existe déjà une législation qui permet de sanctionner les auteurs de dégradations ou d’agressions. Le nombre d’interpellations, de mise en garde à vue et d’incarcérations, ces dernières semaines, en atteste.

Pour répondre à la pression médiatique et aux injonctions de la droite, le gouvernement va mettre sur pied un système qui permettra de restreindre le droit de manifester. Car, la série des manifestations que nous connaissons depuis le mois de novembre, chaque samedi, va bien prendre fin. Pourtant ce texte restera. Et il pourra être utilisé dans des contextes que personne ne peut encore imaginer.

Donc, demain, les préfets pourront interdire à certaines personnes de prendre part à une manifestation au seul motif qu’il existe « de sérieuses raisons de penser » que leur comportement serait susceptible de troubler l’ordre public.
Comme les préfets sont aux ordres du Gouvernement, c’est in fine le Gouvernement, quel qu’il soit, qui décidera qui peut ou non manifester, sur décision unilatérale. Ceci porte atteinte aux libertés individuelles.

Jamais le terme de « godillots » n’a été aussi approprié pour définir les députés de la majorité qui ont, sans le moindre esprit critique, accepté de voter pour un texte qui restreint la liberté de manifester.

Brest le 5 février 2019

 

 

 

 




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