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mercredi 11 décembre
Réussir durablement à gauche
 
 
Réussir durablement à Gauche.
 
Le Congrès des Socialistes de l’automne 2012 s’inscrit dans un moment historique : après dix années de gouvernement de droite et notamment d’un quinquennat qui s’est employé à saper le modèle social français, à fracturer la République, à mettre l’Europe dans l’impasse et à abaisser la voix de la France sur la scène internationale, nous retrouvons la responsabilité du pouvoir.
 
Dans notre département, 11 parlementaires sur 12 sont issus de la majorité présidentielle. C’est dire que l’attente est forte à l’égard des femmes et des hommes en responsabilité, mais aussi à l’égard de notre parti. Notre Congrès se doit d’être exemplaire à Toulouse comme en Finistère. Exemplaire en terme de débats comme en terme de rassemblement, gage d’efficacité. Nos succès électoraux plaident pour une continuité dans la marche en avant de notre fédération, mais ils ne sauraient nous faire oublier notre devoir d’analyse et d’adaptation à un contexte politique porteur de nombreux défis.
 
Nos victoires à la Présidentielle, comme aux Législatives approfondissent le sillon creusé en Finistère par un mouvement collectif, engagé voici plusieurs décennies, par des personnalités aussi éminentes que Louis Le Pensec, Marie Jacq ou Francis Le Blé. En s’ancrant dans les réalités sociales de notre département, en épousant ses combats pour l’emploi, pour l’éducation, pour l’écologie, pour la modernité, en favorisant une culture bretonne ouverte au monde, ces pionniers du socialisme ont su rassembler un électorat toujours plus large.
 
En Finistère, le choix massif de François Hollande et de parlementaires de gauche tient compte des pratiques politiques exigeantes et innovantes que nous avons su mettre en place. Pour autant, il ne s’y résume pas. Cette symbiose entre la Bretagne et le socialisme démocratique vient de loin. Elle est le fruit d’une évolution économique, sociale et environnementale : nous sommes passés en 30 ans d’une société essentiellement rurale, à une société urbaine et périurbaine encore puissamment agricole. Elle se caractérise dans notre département par une faible ouverture de l’échelle des salaires ; par une grande tempérance politique liée à une acceptation évidente de la laïcité dans le respect de notre tradition chrétienne ; par une exigence environnementale à l’égard du modèle agricole qui a fait son développement, sans pour autant tracer clairement les voies de l’avenir, notamment pour l’agroalimentaire.
 
Si le Sarkozysme a précipité cette rencontre entre notre région et le socialisme, celle-ci n’est pas seulement liée à nos exigences sociétales. Dire cela, ce serait tirer un trait sur les classes sociales qui nous portent, au risque de théoriser demain notre impuissance à agir en faveur de celles et de ceux qui nous ont confié le pouvoir. En Bretagne, plus qu’ailleurs, si nous gagnons, c’est que les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les commerçants ou artisans, les pêcheurs ou agriculteurs, et combien d’autres, se sont sentis menacés par les politiques brutales de la droite, par un capitalisme financier ravageur et par la disparition de nombreux services publics.
 
Réussir durablement à Gauche, c’est leur répondre jour après jour et renouer les fils de la République sur nos territoires.
 
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Ce pour quoi nous avons œuvré pendant des années et singulièrement au cours de ces dernières années n’est pas un aboutissement. Il est un élément nécessaire -mais qui ne se suffit pas à lui-même- de la transformation sociale et écologique que nous appelons de nos vœux. La victoire de François Hollande et la formation du premier gouvernement de gauche depuis dix ans sont une chance pour notre Pays et pour l’Europe, qui nous donnent des obligations lourdes. Le Parti Socialiste est la force motrice qui a permis la conquête du pouvoir. Il doit donner au Président, au Premier Ministre et au Gouvernement les clés de la transformation durable.
 
A l’aube d’un quinquennat où les difficultés seront notre pain quotidien, trois obligations doivent selon nous sous-tendre l’action du Parti Socialiste : soutenir, agir, innover. Ce sont les trois obligations justement fixées par le Premier ministre et notre Première secrétaire :
 
. Soutenir, car le programme de François Hollande est celui que nous pensons être à même de redresser dans la justice notre Pays. Il est réaliste. Nous aurons à porter ce projet, car c’est le nôtre.
 
. Agir, car les années qui viennent seront celles de la confirmation de l’ancrage de notre pays dans le progrès. Les échéances de 2014, voire de 2015 ou 2016, seront essentielles à ce titre. Elles seront aussi fondamentales pour l’avenir de l’Europe.
 
. Innover, car les victoires de 2012 reposent sur la capacité qui a été la nôtre d’aller au devant des Français pour les écouter et échanger avec eux. Nous devrons continuer ce travail et faire de notre parti le lien direct entre les aspirations de notre temps et les responsabilités du pouvoir.
 
 
Soutenir, agir, innover. Ces trois obligations fonderont notre travail quotidien de militants jusqu’en 2017. Notre ambition est de poursuivre la mobilisation dans et au-delà de nos murs.
 
Réussir durablement à Gauche passe par la transformation de notre organisation, efficace levier de victoires électorales, en chaudron d’idées.
 
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1-Soutenir :
 
Un gouvernement qui agit n’est pas spontanément un gouvernement populaire. Trois filtres peuvent troubler la lecture par les Français(es) de l’action réformatrice que nous menons : une insuffisante connaissance des réalités, le jeu de certains médias et la propagande assumée d’une droite tentée de faire alliance avec l’extrême-droite. Seul un parti mobilisé pour soutenir l’action gouvernementale peut conduire les citoyen(ne)s à être les acteurs du changement.
 
 
  1. Mobiliser pour porter notre programme
 
Le premier devoir de la Fédération, c’est de faire vivre le programme de François Hollande en le déclinant concrètement sur nos territoires. Institutionnellement, cela s’applique en premier lieu à la décentralisation et donc à la mise en œuvre de la République des territoires.
 
La Bretagne a su donner l’exemple sur la coopération intercommunale, entre collectivités. Une nouvelle étape est devant nous car notre géographie nous oblige encore plus à mettre en commun nos moyens. Cette coopération ne pourrait être la seule rencontre des grandes collectivités mais le lieu de débat et de construction rassemblant EPCI ruraux, périurbains et grandes collectivités. Il nous faudra être plus ambitieux et plus novateur encore dans une double logique : démocratie et transparence, efficacité et mieux être de nos concitoyens. Nous souhaitons soutenir le droit à l’expérimentation pour les collectivités et une coopération renforcée entre les différents niveaux, ce qui se traduira en Bretagne par une politique encore plus ambitieuse pour la reconquête de la qualité de l’eau, de la présence des services publics ou pour nos langues régionales.
 
Ce mouvement sera également l’occasion d’avancer des propositions concrètes pour améliorer le statut de l’élu, élément indispensable tant à l’exercice de mandats (petites communes notamment) qu’à la poursuite du renouvellement de nos responsables politiques (retour à l’emploi, protection sociale, etc.) et à la limitation du cumul.
 
La situation de Doux l’a montré dès cet été, nous devons être vigilants sur les questions de production, particulièrement sur celles qui concernent l’agriculture, la pêche et bien entendu l’agroalimentaire. Les socialistes doivent être aux côtés de ceux qui ont investi leur vie dans leur outil de production ou dans leur travail. Il nous faut rappeler les obligations sociales et territoriales de ceux qui privilégient leurs intérêts personnels à la vie des agriculteurs, des salariés, des communes. Mais les socialistes doivent aussi faire émerger les conditions d’un nouvel essor vert et bleu pour le Finistère. En effet, ces secteurs ne sont pas seulement développés sur un humus ou un modèle intensif, ils sont le fruit d’une recherche-développement locale. Nous devons continuer à la favoriser pour faire du Finistère le département de la « Glaz économie » (économie verte et bleue). Les secteurs émergents méritent un soutien financier public rassemblant l’Etat, la Région, le Département dans une logique visant à favoriser le développement du Finistère.
 
Notre département se caractérise par des salaires plus bas que la moyenne nationale. Nous devons faire face à la propagande de la droite contre nos mesures fiscales. Dès cet été, sous la houlette d’élu(e)s UMP, la droite bretonne a tenté de faire croire que la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, le fameux « travailler plus pour gagner plus », était une attaque en règle contre les ouvriers bretons... Pourtant chacun sait que cette mesure, loin de créer de la richesse, a été une incroyable et ruineuse machine à créer du chômage ! Chaque mesure fiscale, comme chaque mesure de soutien au pouvoir d’achat, doit être soigneusement expliquée à nos concitoyen(ne)s.
Notre région est, selon le mot d’un ancien recteur, « l’académie de toutes les réussites ». Par ce bon mot, il soulignait nos excellents résultats dans toutes les filières générales ou professionnelles. Nous le savons, nous sommes attendus dans notre volonté de refonder l’école de la République et de refonder la République par son école. Les moyens comme les idées doivent suivre si nous voulons renouer avec l’ambition éducative qui a fait l’histoire de la gauche française. Cela passe ici par un attachement renouvelé à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, à un bon maillage du territoire de la maternelle à l’université. Sans rouvrir de guerre scolaire, nous devons remettre la Laïcité au cœur des enjeux. Enfin, refonder l’école de la République, c’est aussi offrir une place au bilinguisme et à l’enseignement immersif en breton. Sur la base du volontariat des familles, ils doivent accompagner la ratification de la charte des langues régionales ou minoritaires. Loin de mettre en péril la République, l’enseignement du breton lui permet au contraire de réaliser sa promesse de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Des progrès peuvent être réalisés sous ce quinquennat, en prenant exemple sur certaines mesures pragmatiques expérimentées en Pays basque. Notre fédération doit jouer son rôle de veille, de propositions et d’expertises dans ces domaines.
 
Plus qu’ailleurs, notre géographie est faite de villes moyennes, de petites communes et d’îles qui structurent leur territoire. Si nous devons tout faire pour que Brest conforte son statut de « métropole » et que le développement de coopérations stratégiques Quimper/Brest renforcent « l’équilibre » en Bretagne, nous devons assumer qu’il n’y a pas de département plus rétif à la concentration des services publics que le Finistère. Dans un contexte de raréfaction des ressources publiques, nous devrons être innovants pour contrer le détricotage des services publics entamé ces dernières années avec la trop fameuse RGPP (révision générale des politiques publiques). La place des services publics dans le monde rural ne peut plus reculer. Le résultat du Front national s’est nourri aussi de cet abandon. La Gauche doit être combattive sur cet enjeu. C’est une attente majeure des Finistériens. Il en va de l’avenir de notre maillage territorial et donc de notre modèle social spécifique. Cette attention aux services publics passe par la défense d’un réseau hospitalier et médico-social de qualité dans les territoires en réponse aux enjeux de santé, de handicap ou de perte d’autonomie.
 
Décentralisation, économie productive, fiscalité, éducation, services publics sont les enjeux forts de la période. A notre initiative, des grandes conférences thématiques régionales et départementales accompagneront le gouvernement dans son souhait de dialogue social et d’implication des acteurs. Pour autant, nous n’oublions pas l’effort de pédagogie qui nous attend pour réaliser les promesses de droit de vote des étrangers aux élections locales ou de mariage pour tous. Face à la droite, les questions de société devront être défendues avec la même ardeur que les questions sociales.
 
    1. Mobiliser pour aller vers la société :
 
  • proposer des grandes conférences régionales ou départementales sur l’emploi, l’éducation, la santé... Des conférences aussi avec les créateurs. Les enjeux sont connus : l’écologie productive, la science du vivant en même temps que sa préservation éthique, l’aspiration à l’accomplissement individuel dans un cadre collectif et le respect de l’intérêt général, la prise en compte des aspirations sociétales qui ne saurait épuiser la question sociale dans sa totalité, le besoin d’autorité dans une société de libertés, le dialogue entre les cultures et l’universalité des valeurs démocratiques en général et de la laïcité en particulier,
  • anticiper ce que sera la (les) famille(s) demain en Finistère dans un fort contexte d’augmentation des familles monoparentales ou par la concrétisation de l’adoption pour tous les couples.
  • aller à la rencontre des acteurs de l’économie sociale et écologique de marché,
  • redonner vigueur et reconnaissance à l’exception culturelle française, à la singularité bretonne en lien permanent avec les créateurs,
  • définir les régulations/interventions de la puissance publique nécessaires sur notre territoire (art, culture, perte d’autonomie, services publics...),
  • repenser les niveaux du dialogue : appliquer le principe de subsidiarité dans le dialogue que le PS mène avec la société pour aller vers les futures victoires électorales (à campagne et programme municipal et intercommunal : mobilisation des acteurs communaux et intercommunaux, à campagne et programme départemental : mobilisation des acteurs finistériens)
 
    1. Pour construire nos victoires aux élections locales, rassembler le parti, rassembler la gauche
 
Les élections présidentielles et législatives ont mécaniquement porté le Parti socialiste très haut. C’est la conséquence des institutions de la Veme République. Nous sommes aujourd’hui majoritaires à nous seuls à l’Assemblée Nationale. Pour autant, comme l’a rappelé François Hollande à Brest le 14 juillet, il serait illusoire de penser que nous pourrions à nous seuls prétendre représenter l’ensemble du pays, l’ensemble du Finistère.
 
Si notre Fédération, comme beaucoup d’autres, a été le lieu de tensions lors de la réservation, par notre Bureau national, d’une circonscription à l’un de nos partenaires, il nous faut aujourd’hui les dépasser.
 
Nous savons bien que les municipales, notamment, doivent être un moment de rassemblement de l’ensemble de la gauche, des forces progressistes et de tous ceux qui veulent être utiles à leur commune et au changement dans notre pays. Dans ce cadre, la Fédération doit pouvoir identifier des interlocuteurs crédibles sur les territoires et mener des discussions constructives pour œuvrer à l’unité. Nous gouvernons ensemble, l’union devra donc primer pour les municipales au risque de créer un espace à gauche de « soutien critique » au gouvernement qui mettrait en difficulté les candidats socialistes considérés comme des soutiens naturels.
 
2014 pourrait être un temps électoral complexe. Nous devons donc mettre tout en oeuvre pour conserver les communes que nous dirigeons et tout faire pour en conquérir de nouvelles. L’hégémonie ne peut être notre règle car seule l’union permettra nos futures victoires.
 
 
  1. Mettre en lumière l’enjeu intercommunal est aujourd’hui indispensable. Son insuffisante prise en compte est une des explications de nos défaites dans les villes moyennes en 2008. Nous avons beaucoup à faire pour démocratiser les EPCI, mais aussi pour mettre en œuvre nos statuts qui prévoient, depuis le Congrès de Carhaix, la possibilité de réunir les sections au niveau de l’EPCI.
  2. Pour reconquérir les villes moyennes largement perdues en 2008 et les classes moyennes des zones péri-urbaines tentées par le FN, des programmes d’action spécifiques devront être développés sur ces territoires : c’est une priorité militante.
  3. Conquérir de nouvelles communes pour étendre notre maillage territorial (préparation du corps électoral des futures sénatoriales) : dans chacune des communes du Finistère, de nombreux sympathisants se sont fait connaître à l’occasion des primaires et des échéances présidentielle et législatives. Nous devons nourrir et alimenter ce lien pour susciter des vocations de candidats aux élections municipales et des engagements militants.
  4. Comme cela a été fait pour les cantonales en 2011, développer la formation de nos candidat-e-s en lien avec l’UESR sera la bonne méthode pour précisément convaincre et renforcer tous ces candidats(es) et militant(e)s potentiels(les).
 
    1. Pour une Europe progressiste
 
  1. Maintenant, changer l’Europe est une nécessité largement partagée ; notre fédération doit rapidement se saisir du programme du Parti socialiste européen pour le mettre en débat, l’amender et l’enrichir afin d’aborder avec des idées claires et fortes les prochaines élections européennes.
  2. Les « Assises du changement en Europe » s’inscriront pleinement dans cette démarche de prise de conscience collective que les élections européennes ne sont pas un scrutin de plus, mais constituent bel et bien une échéance capitale.
 
Réussir durablement à Gauche, c’est inscrire les réformes du gouvernement dans notre quotidien et conquérir de nouveaux espaces, de nos communes à l’Europe.
 
 
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2- Agir
 
Dans notre département, nous avons su rapidement répondre à l’exigence d’éthique politique en nous engageant avec beaucoup de volontarisme dans la charte. Cette charte a été un exercice démocratique de débats, de rencontres, d’échanges comme jamais notre Fédération n’en avait connu. La charte a envoyé à nos électeurs le message du changement. Elle nous engage car elle est portée par un vote des militants.
Au-delà du non-cumul, nous avons réussi le pari de la conciliation des expériences, du renouvellement, de la parité et de la diversité dans les scrutins locaux.
 
Etre novateurs sur le plan des pratiques ne doit pas nous conduire à oublier d’où nous venons et qui nous représentons. Les classes populaires n’ont pas souvent l’occasion, dans l’histoire, d’avoir une majorité politique. Montrons que nous sommes utiles à l’emploi, au pouvoir d’achat, à la préservation de l’environnement, à la construction d’une société où l’être prime sur l’avoir (exigences environnementales fortes, éducation, santé, mobilité, connaissances, loisirs, ouverture au monde...).
 
Les succès de 2012 sont les fruits des victoires régionales, départementales et locales des années précédentes, mais aussi de l’action concrète et crédible qu’elles ont produites. Dans la période que nous allons traverser, les collectivités locales doivent poursuivre leur travail pour inscrire la Bretagne dans la modernité, mais elles doivent aussi agir au plus près des citoyen(ne)s pour donner tout son sens au changement.
 
2.1 Nous devons relancer les commissions thématiques qui iront vers la société et en faire les matrices d’un laboratoire fédéral des idées. Les commissions devront se saisir des thèmes rappelés plus haut. Une commission Europe, s’adossant au citygroup devra être constituée en priorité.
 
2.2 Il nous faut oeuvrer pour une université permanente de la formation ouverte aux sympathisants, militants.., lieu de formation ET d’élaboration en lien avec les commissions.
 
2.3 Nous devons également développer les outils de débat interne et de communication en modernisant le « Cap Finistère » mais aussi en optimisant tous les moyens de communication électronique aujourd’hui à notre disposition.
 
2.4 Soutenir l’action des jeunes socialistes. Autonomes dans leur fonctionnement depuis 1993, les jeunes socialistes contribuent par leurs actions de débats, de rencontre avec la « jeune » gauche et de militantisme sur le terrain, à enrichir notre famille politique. Tout en préservant cette autonomie, gage d’efficacité et de responsabilité, nous souhaitons qu’ils aient les pleins moyens de leur déploiement sur notre département.
 
2.5 Mettre en œuvre la parité à tous les niveaux de responsabilités des instances du Parti Socialiste (Secrétariat fédéral, Bureau et Conseil fédéral). Respecter la parité lors de toutes les échéances électorales.
 
 
Réussir durablement à Gauche, c’est permettre à chaque adhérent du Parti Socialiste, dans la diversité des sensibilités et des parcours, de trouver sa place dans sa fédération.
 
 
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3- Innover et renouveler le Parti dans son fonctionnement
 
3-1 Pour une prise en compte de la régionalisation de notre pays : un Breis nevez.
 
Nous voulons accompagner la régionalisation. Politiquement, en formalisant les modalités d’une action inter-fédérale régionalisée qui pourrait être lancée en janvier, symboliquement dans le Pays « inter-départemental » du Centre Ouest Bretagne. C’est aussi dans ce Breis nevez que devraient se construire les alliances électorales futures, car ce qui se passe par exemple à Rennes ou dans les Côtes d’Armor a des conséquences dans le Finistère et vice et versa. Il faut donc chercher à unifier nos positions, travailler ensemble pour être encore plus forts.
 
Nous proposerons la tenue d’une Fête régionale annuelle des socialistes, d’un séminaire annuel des bureaux fédéraux comme la création d’un rassemblement de réflexion pour l’ensemble des adhérents et sympathisants bretons.
 
Les socialistes doivent donner une nouvelle crédibilité à notre volonté de régionalisation par le renouvellement du BREIS ; celui-ci doit devenir le laboratoire régional de la pensée progressiste bretonne mais aussi par des modalités de travail novatrices entre les fédérations départementales.
 
Il nous incombe également de nous projeter dans une vision à moyen terme du devenir du territoire breton à l’échéance 2030, réflexion qu’a souhaité lancer lui-même Jean-Yves Le Drian et comme va la poursuivre Pierrick Massiot. Dans ce contexte, nous devons faire partager et faire réussir l’agenda 21 et le projet stratégique adoptés par le Conseil général sous l’impulsion de la majorité conduite par Pierre Maille.
 
Sans qu’il s’agisse d’une liste exhaustive, nous voyons dix chantiers essentiels qui façonneront l’avenir du Finistère :
 
  • Des liaisons stratégiques à défendre en priorité. Brest et Quimper à 3 heures de Paris en TGV n’est pas un vœu pieu. C’est en rassemblant nos forces que nous ferons aboutir cet engagement pris par les élus de Gauche. Nous serons aussi attentifs aux différents scénarios qui envisagent la desserte du centre Bretagne comme le propose aujourd’hui l’enquête publique. Dans ce sens, la rénovation de la ligne Guingamp-Carhaix s’inscrira dans une démarche identique. La liaison Brest-Morlaix et Quimper-Lorient demeurent également des exigences et ne peuvent être considérées comme des options de RFF. L’achèvement de la mise 2x2 voies de la RN164 reste pour nous toujours d’actualité.
  • une Université de Bretagne Occidentale qui s’appuie sur un tryptique gagnant pour notre territoire : Brest, Quimper et Morlaix, en renforçant l’offre de formation à Quimper et à Morlaix,
  • le numérique commençant par l’Ouest de la Bretagne,
  • un Pôle de biotechnologies marines, avec des formations universitaires et l’installation d’hôtels de biotechnologies bleues ; nous devrons militer auprès du gouvernement pour que ce dernier renforce les moyens, les formations en Finistère pour faire de notre département le lieu français de la recherche en biotechnologies marines (Brest, Concarneau et Roscoff sont des acteurs incontournables sur ces sujets),
  • un Pôle des énergies renouvelables marines à Brest, avec des unités de recherches, des industries, des investissements publics à long terme,
  • la possibilité de scolarisation des enfants dès 2 ans,
  • la décentralisation de l’enseignement de la langue bretonne au niveau de la Région Bretagne,
  • la mise en œuvre de la « nouvelle alliance » agricole qui doit conjuguer économie et écologie, la valorisation de la maritimité finistérienne (pêche, plaisance, tourisme,…)
  • la lutte opiniâtre pour la qualité de l’eau et contre la prolifération des algues vertes,
  • le renforcement du rôle de la Marine nationale à Brest et en Finistère.
 
3-2 Pour un parti qui s’ouvre vers les autres Partis socialistes :
 
  • nous souhaitons que s’ouvre une collaboration avec le SPD ou un parti homologue européen (Echanges annuels entre les bureaux fédéraux, échanges militants, jumelages entre sections...). Le fédéralisme européen se construira par ces échanges entre les hommes et les femmes et pas seulement par des réformes institutionnelles ;
  • progressivement, un pourcentage de notre budget devrait être consacrée à la coopération avec des organisations politiques du Sud. Un délégué thématique pourrait utilement être nommé ;
  • nous renforcerons notre vision internationale et accompagnerons un monde en mouvement : nous proposons un jumelage.
 
3-3 Une pratique du parti toujours en avance et renouvelée :
 
  • Nous proposons d’interdire le cumul de Premier secrétaire fédéral et un mandat de parlementaire ;
  • Les secrétaires fédéraux doivent rendre compte de leur travail tous les ans au Conseil fédéral en présence des secrétaires et trésoriers de sections ;
  • Nous renforcerons le formalisme dans la gestion financière de la Fédération. Tous les ans, un budget devrait être présenté et voté par le Conseil Fédéral. Il s’inspirera des règles de présentation budgétaires communément admises. Il identifiera l’effort financier de la fédération en matière de formation et d’information. Il inclura un fonds de développement, abondé chaque année, et dont les sommes seront à la disposition de sections voulant mener, sur leur territoire, une action novatrice. Nous devons accompagner toutes les initiatives locales sans obsession de contrôle.
 
 
Réussir durablement à Gauche, c’est désigner de nouvelles frontières pour notre fédération comme pour notre département.
 
 
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Ces quelques idées et propositions se veulent résolument constructives et utiles à notre Fédération et à notre territoire.
 
Ces dernières années, nous, Socialistes finistériens, avons pris « une France d’avance » en contribuant à la rénovation de la pratique politique.
 
Avec l’élection de François Hollande, il nous faut désormais faire la double démonstration que sur notre territoire breton les politiques conduites par la gauche à tous les niveaux se réalisent fidèlement à nos valeurs, et qu’en même temps nous sommes en capacité d’alimenter et de proroger nos victoires, nos réalisations et nos projets.
 
Le Secrétariat fédéral nous a invité à préparer et à contribuer à la réflexion collective pour que nous réussissions ensemble un riche congrès.
 
Les propositions de cette contribution n’ont pas d’autre but que d’alimenter notre pensée pour « un Finistère d’avance » et construire un Finistère toujours plus juste.
 
C’est pour cela que nous vous invitons à enrichir ces propositions, à les discuter, à les soutenir et à choisir les instances qui seront capables, comme elles l’ont déjà démontré, de rendre réel ce que nous voulons porter avec les Bretonnes et les Bretons, avec les Finistériennes et les Finistériens.
 
 
 
Premiers signataires :
 
(S.sec) : secrétaire de section ; (SF) : secrétaire fédéral ; (M) : maire ; (EM) : élu municipal ; (Dép.) : député ; (CG) : conseiller général ; (CR) : conseiller régional
 
ABGRALL Solange (S.sec) Chateauneuf du Faou  ; BELLEGUIC Pierrot (M) Kergloff ; BENARD Emmanuelle (SF) Quimper ; BELBEOCH Jean-Pierre (S.sec) St Martin des Champs ; BELLOUR Dany Concarneau ; BERNARD Aline Châteaulin ; BERNARD Nathalie (CG) Plougasnou ; BERTHELOT Olivier Le Folgoët ; BERTHOU Xavier (M) Plounévézel ; BOULHAKRAS Marine Quimper ; BOYER Yolande (EM) Châteaulin ; BUI Gwenegan (Dép.) Morlaix ; CAILLIBOT Rachel (S.sec) Mellac ; CHUITON-MONCADE Edith Brest ; CLABON Hervé Chateaulin ; COATANEA Marc (1er SF) Brest ; COLIN Jean-Claude (EM) Concarneau ; COLLEC François (M) Loperhet ; COUIC Daniel (M) Pont Labbé ; CREIGNOU Solange (CG) Saint Thégonnec ; DAËRON Jean Concarneau ; DAMANY Patrice (S.sec) Locquirec ; DEFFAY Denis (S.sec) Moelan/Mer ; DELATTRE Jean-Pierre (S.sec) St Thégonnec ; DUIGOU Denez Clohars Carnoët ; DUBREUIL Sylvain Bannalec ; DUVIGNAC Marie-Thérèse (S.sec) Pleyben ; ELIES Sylvain (SF) Quimper ; ESNAULT Typhaine Quimper ; FAGOT-OUKKACHE Rebecca (CG) Brest ; FAVENNEC Claudie Plougonvelin ; FERRAND Richard (Dép.) Carhaix ; FORMENTIN Yves (S.sec) Châteaulin ; FOUCARD Philippe Concarneau ; GARIN Claude Concarneau ; GAUDART Jean-Yves Rédéné ; GAUDART Huguette Rédéné ; GHACHEM Karim (S.sec, SF) Quimper ; GARNIER Nicole (S.sec) Crozon ; GARO Yves Plomodiern ; GICQUAUD Florian Brest ; GOUEDARD Hervé (S .sec) Morlaix ; GOURIOU Yvonne Carhaix ; GRAZIANA Anne (SF) Porspoder ; GREUZAT Roland (S.sec) Plourin Les Morlaix ; GUEYE Marie (CG) Brest ; GUYOT Anne-Marie Brest ; HACKROUR Myriam Quimper ; HAMON Jean-Marie (S.sec) Carantec ; HUIBAN Eric Concarneau ; HUON Joëlle (CG) Plouigneau ; HURUGUEN Armelle (CG) Quimper ; JULOUX Jacques (M) Clohars Carnoët ; KARLESKIND Pierre (CR) Brest ; KOWAL Claire (EM) Châteaulin ; LACLUSSE-LE NOST Sheilla Cast ; LE BIGAUT Jérôme (S.sec) Clohars Carnoët ; LE BIHAN Jacques Scaër ; LE BOULANGER Yann Carhaix ; LE BRAS Daniel (S.sec) Quimperlé ; LE BRIGAND Henriette (CG) Chateauneuf du Faou ; LE BRIS Gilbert (Dép.) Concarneau ; LE CANN Jean-Jacques Daoulas ; LE CORRE Pierre Arzano ; LE GALL Anne (S.sec) Guilers ; LE GALL Guy Concarneau ; LE GUIRRIEC Martine Pont de Buis-Le Faou ; LE MEUR Gaël (CR) Concarneau ; LE MEUR Marie (EM) Concarneau ; LE MOIGNE Laurence (EM) Quimper ; LE NEN Jacky (S.sec, SF) St Pol de Léon ; LE PARENTHOEN Emerick Quimper ; LE QUELLEC Alain (M) Quéménéven ; LE ROUX Annette (EM) Châteaulin ; LE SAINT Marcelle Daoulas ; LE TYRANT Jean-Claude (M) Daoulas ; MADEC Marc St Thégonnec ; MAJOREL Christian Plourin Les Morlaix ; MAJOREL Martine Plourin Les Morlaix ; MALLEJAC Claire (S.sec) Plougastel Daoulas ; MARCHAL Jean-Claude Concarneau ; MARECHAL Anne Clohars Carnoët ; MEUNIER-CAENEN Françoise Brest ; MOIGNE Dominique (S.sec) Ouessant ; MORVAN Nicolas (M) Moelan/Mer ; NICOLAS Rachel (S.sec) Gouesnou ; PERON Françoise (CG) Logonna-Daoulas ; PERRON Nicole Quimper ; PALLUEL Denis (M) Ouessant ; PLUSQUELLEC Daniel Carhaix ; POULHAZAN Yannig (S.sec) Douarnenez ; RESPRIGET Franck (CG) Brest ; RIOU François Chateauneuf du Faou ; ROUSSEAU Serge Bourg-Blanc ; SALAUN Jean-Pierre (S.sec) Huelgoat ; STEFFE Gabriel Brest ; STERVINOU Matthieu Quimper ; STRASSER Didier (S.sec) Plouigneau ; TANDIN Jean-Pierre (S.sec, SF) Daoulas ; TANGUY Jean-Marc (EM) Quimper ; TREUSSIER Catherine (EM) Quimper ; URIEN Jean-Paul (EM) Châteaulin ; URVOIS Nadine (EM) Quimper ; VERMOT Jean-Paul (SF) Morlaix ; VIGON Chantal (S.sec) Scaër ; ZNAMENACEK Carole Brest ;
 
 
 

ANTON Martial Plouhinec ; BACHELIER Françoise Brest ; BERLIVET Jacqueline Brest ; BERLIVET Jacques Brest ; BUORS Arnaud Brest ; CALVOS-FUNES Daniel Plouhinec ; CARASCO Chantal Brest ;CARVAL Guénolé Esquibien ; CASU Michèle Landerneau ; CAVALOC Laurent (S.sec) Plonéour-Lanvern ; CHAPALAINGilles Quéménéven ; CHOL Marcie Logonna-Daoulas ; CHRISTIEN Maxime Landerneau ; DESCOMBES Michel Quéménéven ; DOUCEN Sandrine Carhaix ; GARCON Gilles Clohars Carnoët ; INIZAN Pierre Landerneau ; LABOUREAU Monique Landerneau ; LAGADECJean-Philippe Daoulas ; LECHARPENTIER David Brest ; MARREC Jean-Claude Landerneau ; MORVAN Henri Landerneau ;PROU Anne Landerneau ; QUEGUINEUR Anthony St Thonan ; RANNOU Bernez Landerneau ; THOMIN Mélanie Quimper ;VALOIS Etienne Brest ; VULPIANI Sylvaine (CR, SF) Plouescat ; ZIDANE Sabri Brest ; PHAN Annick, Locmaria-Plouzané, PHAN Denis, Locmaria-Plouzané, LE CRANN Nolwenn, Moélan Sur Mer, FAKRI Karim, Brest, PAPERON Philippe, Brest, COSTE Béatrice, Moélan sur Mer, Marie-José YAO, Brest, Alain TREUSSIER, Quimper, Leila DELEFORTRIE, Brest