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dimanche 8 décembre
Respect !
Au moment où se tenait le Conseil fédéral à Quimper, le samedi 16 mars, les Champs Élysées étaient saccagés par un millier de casseurs. 
Une semaine auparavant, sur les quais de l’Odet des violences ont été commises. 
« D’où vient cette violence ? Comment y répondre ? » Voilà l’enjeu de cette matinée de débat animée par Forough Salami, présidente du Conseil fédéral. 
Le constat est unanime : en une dizaine d’années, le niveau de la violence a considérablement progressé. 
La réponse du gouvernement aux manifestations violentes qui se succèdent depuis plusieurs mois est-elle à la hauteur ? Pour Dominique Brunel, de l’union régionale de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), la réponse est clairement non. 
Pour le délégué régional de la LDH, les récents événements autour du mouvement des gilets jaunes ont fait trois types de victimes : les manifestants, les forces de l’ordre et la Justice. 
Les forces de l’ordre n’ont pas les moyens de remplir leur mission. Comment expliquer qu’en Bretagne, une trentaine de personnes violentes puisse prendre part aux manifestations et perturber systématiquement les rassemblements, comme récemment à Quimper ? 
 
« La mission des forces de l’ordre est d’apporter aide et assistance aux citoyens. » 
 
La loi anti-casseurs contient des dispositions particulièrement inquiétantes pour les libertés publiques. C’est d’ailleurs avec étonnement que la LDH a appris que le président de la République, lui-même, allait saisir le conseil constitutionnel pour un projet de loi dont elle dénonce les risques. Car en accroissant les pouvoirs des préfets, toutes les manifestations pourraient être interdites. Or, les moyens de la Justice étant limités, tout recours serait, de facto impossible. « Et, a précisé Dominique Brunel, tous les organisateurs de manifestations seront concernés. » 
Et si le gouvernement se targue d’augmenter le budget de la Justice, il ne précise pas que c’est pour créer de nouvelles places de prisons. On compte en France 10 juges, 3 procureurs et 34 greffiers pour 1 000 habitants, alors que la moyenne européenne est de 22 juges, 11,7 procureurs et 69 greffiers. 
« En Bretagne, nous demandons de réunir tous les acteurs du maintien de l’ordre autour d’une table pour évoquer calmement ces questions. Mais pour l’instant en vain », a regretté Dominique Brunel. 
Pour les socialistes il faut redonner de la force à la notion de respect. Cela passe par l’éducation et la prévention et l’exemplarité des forces de l’ordre chargées de protéger les citoyens. Car c’est bien là la mission principale des policiers et des gendarmes. Il ne faut pas que cette évidence n’apparaisse qu’au lendemain d’attentats terroristes.
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1263 du 22 mars 2019
 



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