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dimanche 15 décembre
Quel élevage pour le XXIe siècle ?
 
L’élevage breton est à un moment charnière de son histoire. Quelle direction va-t-il emprunter ? Pour tenter d’y voir plus clair, la confédération paysanne du Finistère a organisé, le 25 octobre, une conférence-débat sur ce thème au centre de formation de Saint-Ségal. 
Pour Christian Nicourt et Jacques Cabaret (INRA), l’histoire de l’agriculture bretonne est marquée par la déliaison. Ce concept, qui trouve son origine dans le vocabulaire maritime, décrit la situation des agriculteurs qui sont de plus en plus seuls. Le phénomène n’est pas généralisé et il existe de nombreuses variantes, en fonction des élevages. Mais la spécialisation des productions conduit à cette déliaison, poussée à son paroxysme pour certaines productions intégrées, comme les volailles. 
La question du bien-être animal est évidemment une préoccupation permanente pour les éleveurs. 
 
« L’agriculture bretonne doit miser sur la qualité. » 
 
Aujourd’hui, les agriculteurs doivent faire évoluer leurs pratiques pour correspondre aux attentes des consommateurs en matière de sécurité alimentaire, de qualité des produits et de bien-être animal. Pour les membres de la confédération paysanne, la course au gigantisme est une impasse. L’amélioration des conditions de travail passe au contraire par des unités de production à taille humaine. 
Pour Joël Kerglonou, la question de l’abattage mérite aussi d’être traitée. « On peut élever nos animaux dans les meilleures conditions possibles, leur donner de l’espace et une alimentation saine mais en quelques minutes, si l’abattage n’est pas effectué dans de bonnes conditions, tous ces efforts peuvent être réduits à néant. » Une des solutions pourrait consister à généraliser l’abattage à la ferme, au moins de manière à éviter le stress du transport. 
Dans un contexte de baisse de la consommation de viande, les producteurs bretons n’ont d’autre choix, pour que notre région demeure l’une des plus dynamiques dans le domaine agricole, que de miser sur la qualité. 
Si tous les scénarios sont possibles, plusieurs éléments permettent d’envisager l’avenir avec un optimisme certain car, tous les agriculteurs qui convertissent leurs exploitations en bio ou qui vendent leur production dans des circuits courts, voient leurs revenus et leur qualité de travail s’améliorer.
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1247 du 16 novembre 2018
 



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