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mercredi 11 décembre
Pour des migrations sûres, ordonnées et régulières
 Quoi de plus normal, pour une organisation supranationale comme l’ONU, que de se pencher sur la question des migrations ? Il est même surprenant, compte tenu de l’ampleur du phénomène, qu’elle ne l’ait pas fait avant. Mais il n’en fallait pas plus aux populistes d’Extrême-droite du monde entier pour crier « au grand remplacement ». Depuis le temps que « les imbéciles heureux qui sont nés quelque part » cherchent à accréditer cette thèse, l’occasion était trop belle.
Bien évidemment, ce complot n’existe que dans quelques esprits tourmentés. Jean-Marc Germain, secrétaire national du PS à l’International et à la Mondialisation, était au sommet de Marrakech. Le Parti Socialiste était le seul parti français, présent à ce sommet. « Il y avait deux événements en parallèle », précise-t-il. « Le forum mondial des migrations, co-organisé par le Maroc et l’Allemagne, et la signature du pacte mettant quasiment un terme au processus onusien entamé il y a déjà plusieurs mois. » Car, le texte dénoncé par l’Extrême-droite est le fruit d’un long travail de rédaction engageant 160 pays. 
Il ne s’agit pas d’imposer quoi que soit aux États, de départs ou d’accueil. « L’article 7 est on ne peut plus clair : ce texte n’est pas contraignant juridiquement et laisse aux États la pleine souveraineté en matière de migrations », précise le secrétaire national du PS.
Alors, que dit ce texte ? L’ONU intervient régulièrement pour venir en aide aux réfugiés mais n’avait jamais parlé des migrations. Ce texte, et c’est un premier pas, prend acte de cette réalité qui concerne 250 millions de personnes dans le monde et qui va être appelé à encore se développer, notamment en raison des changements climatiques. Par ce pacte de Marrakech les États considèrent que les migrations sont positives, pour peu qu’elles soient encadrées, organisées et que les migrants puissent être intégrés. 
C’est en fait un accord de coordination des bonnes conduites que les États s’engagent à appliquer pour protéger les migrants et lutter contre les trafics d’êtres humains.
Ce type de rassemblement permet également d’organiser des rencontres. « Ainsi nous avons engagé des discussions avec nos amis espagnols et marocains pour mettre en place des actions de co-développement ». Avec la fermeture des ports italiens, la Libye n’est plus la principale porte d’entrée vers l’Europe. Elle a été remplacée par le Maroc qui ne souhaite pas s’engager dans une politique répressive avec des gardes armés et des murs mais au contraire, dans l’esprit de ce pacte, valoriser la présence sur son territoire des migrants, pour les intégrer.
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1252 du 21 décembre 2018
 



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