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vendredi 6 décembre
Porter la voix des socialistes bretons
 
 
Pour Arnaud Platel, secrétaire fédéral au Projet et au BREIS, les socialistes bretons doivent parler d’une seule voix pour participer à la « Renaissance » socialiste.
 
Cap Finistère : Nous célébrons ce mois-ci le 45e anniversaire de la création du BREIS (11 septembre 1973).
Arnaud Platel : Oui. Il faut d’ailleurs rappeler que la date de sa création correspond à celle du coup d’État d’Augusto Pinochet au Chili et à la mort de Salvador Allende. À ce propos, François Mitterrand rappelle dans son livre « La Paille et le grain » avoir appris ces évènements à son arrivée à Rennes pour participer justement à la célébration de la création du BREIS avec ses fondateurs comme Edmond Hervé, Charles Josselin, Francis Le Blé, Yves Le Foll et, bien sûr, Louis Le Pensec.
 
Cap Finistère : Alors que les unions régionales n’ont été officialisées que très récemment au PS, les Bretons étaient des précurseurs.
Arnaud Platel : Les Bretons sont précurseurs car ils ont très vite compris que pour peser face à Paris il était nécessaire de se rassembler et de faire nombre, et ce malgré les désaccords qui pouvaient exister entre les uns et les autres. D’autant plus dans une région, la Bretagne, où l’implantation des socialistes est l’histoire d’un travail long et patient. C’est le cas pour le BREIS en effet, mais c’est aussi le cas pour le Comité d’étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB). Dans les deux situations, il a fallu s’allier, en dépit des divergences, pour défendre des intérêts qui ne l’étaient pas par Paris.
 
Cap Finistère : Aujourd’hui, quel rôle doit jouer le BREIS ?
Arnaud Platel : À l’heure où les socialistes semblent désunis et dans une situation délicate, le BREIS doit jouer un rôle à deux niveaux. Au niveau régional d’abord, en permettant de relancer la réflexion sur des sujets comme la décentralisation ou la place des cultures régionales en France. Longtemps les socialistes ont été précurseurs en la matière et faisaient figures de référence, en particulier dans le domaine de la décentralisation. Mais il faut bien reconnaître que nous avons besoin de nous remettre au travail. Il ne s’agit pas ici de volonté séparatiste mais de la défense de thèmes qui concernent les habitants dans leur quotidien. C’est le seul moyen de rapprocher les institutions et les responsables politiques des citoyens. Au niveau national ensuite, le BREIS, qui correspond à l’histoire de l’émergence de la gauche dans une région qui ne lui était historiquement pas acquise, est un formidable signe d’espoir et un pied-de nez à l’égard de ceux qui nous voient morts et enterrés. C’est ainsi que la gauche bretonne doit éclairer de son expérience la « Renaissance » socialiste à l’échelle nationale.
 
Cap Finistère : Et la Loire-Atlantique ?
Arnaud Platel : Bien sûr que le BREIS a vocation à intégrer dans sa réflexion les militants de la Loire-Atlantique. Ce que l’État et la réforme territoriale n’ont pas su faire, les socialistes bretons le feront.

Cap Finistère n°1239 du 21 septembre 2018

 
 



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