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mercredi 12 août
Pas tous les masques dans le même panier
« Y qu’a, faut qu’on… » À écouter certains, il n’y a qu’à commander pour être livré. Comment fournir des masques de qualité aux 200 000 habitants de Brest métropole ? C’est le défi qu’ont dû relever les élu.es de la collectivité en évitant de tomber dans les pièges de la communication. 
En effet, s’il est facile d’annoncer avoir commandé des masques, il est un peu plus compliqué de les obtenir, de les stocker, de les assembler et enfin de les distribuer de manière juste et équitable. 
« Nous avons attendu les recommandations de la DGA (Direction Générale de l’Armement), qui n’ont été publiées qu’à la fin du mois d’avril, pour passer nos commandes », a expliqué François Cuillandre, qui se félicite de ne pas s’être précipité. En effet, certaines communes se sont retrouvées avec des masques de piètre qualité. Car, la pandémie étant, par définition, mondiale, les tensions sur le marché des masques et des éléments qui les constituent, ont aussi été mondiales. 
Il ne suffit pas de commander des masques pour que les habitants soient livrés et puissent se protéger, a rappelé François Cuillandre lorsqu’il est allé à la rencontre des bénévoles qui cousent les masques. À Brest, ils et elles sont plus de 300 qui se retrouvent, par petits groupes, dans les maisons pour tous ou les centres sociaux, mais qui, le plus souvent pour éviter les contacts, cousent les éléments à domicile. 
Si pour équiper les habitants, Brest métropole a fait appel à des bénévoles, pour les professionnels, elle s’est tournée vers « l’usine invisible ». « Nous voulons contribuer au développement d’une filière de production locale, bien après cette commande. Car, il faut bien avoir conscience que nous allons devoir nous habituer à vivre avec les masques », explique Yann Guével, adjoint au maire. L’usine invisible est en effet un regroupement de professionnels de la couture, du Finistère et du Morbihan, qui travaillent le plus souvent à domicile. La distribution se fait en fonction des priorités : d’abord les personnes les plus précaires et les plus âgées et ensuite les autres. 
À Brest, on préfère faire que faire savoir. C’est sans doute moins spectaculaire et moins médiatique, mais c’est nettement plus efficace.
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1314 du 5 juin 2020
 



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