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lundi 9 décembre
Ouvrons les portes
Le Conseil fédéral s’est aussi tenu en parallèle du Conseil national qui avait à son ordre du jour les élections européennes. Depuis plusieurs mois déjà, le Parti Socialiste met en garde l’ensemble de la gauche : la multiplication des candidatures aux élections européennes aura pour conséquence d’ouvrir un boulevard aux libéraux et aux populistes. 
Tous les socialistes sont pour l’union de la gauche et chacun mesure bien les dangers de l’éparpillement et des postures qui consistent, pour ceux qui ont appartenu au PS, et qui ont même été élus grâce à lui, à vouloir, en 2019, rejouer des congrès qui se sont tenus il y cinq, dix voire quinze ans. 
Au Conseil national, le Premier secrétaire, Olivier Faure, a posé les termes du débat. Notre responsabilité aujourd’hui « est d’ouvrir la voie du rassemblement de tous ces citoyens pro-européens, socialistes, écologistes, radicaux, progressistes, qui attendent de retrouver une force capable de porter leurs espérances. D’autres partis que le nôtre s’y refusent. Et bien nous devons être unitaires pour deux, pour trois, pour dix ! C’est le mandat que vous m’avez donné lors de notre dernier CN en janvier. 
Et je remercie chacune et chacun d’entre vous pour votre vote de ce matin qui permet de répondre à l’appel lancé hier par Raphaël Glucksmann. Il n’est pas socialiste ? C’est exact. Il ne connaît pas l’histoire de tous nos congrès ? C’est encore vrai. Son expression peut parfois nous heurter ? Je n’en disconviens pas. Mais le rassemblement c’est toujours commencer par accepter cette idée simple que les différences enrichissent. Que l’on ne s’élargit jamais en construisant des murs. 
J’entendais, hier, Benoît Hamon nous attaquer encore. Cela m’a rendu triste. Triste de voir qu’un homme qui a partagé notre histoire se condamne au repli et à la revanche. Triste parce que le même expliquait, il y a quelques jours, qu’il voulait rassembler toute la gauche, du PS aux Insoumis. Qu’espère-t-il gagner à ces outrances ? 
Ce sont ces virages permanents, ces anathèmes insensés qui défigurent la gauche. Moi je crois à une gauche sincère, je crois à une gauche qui s’assume fièrement mais qui refuse le sectarisme ».
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1263 du 22 mars 2019
 



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