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lundi 9 décembre
Notre ambition pour l’école
En cette deuxième rentrée scolaire du quinquennat, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, mérite plus que jamais son surnom « Control X » (il efface systématiquement ce qu’ont fait ses prédécesseurs). 
 
C’est ce qu’ont démontré Émilie Kuchel, adjointe au maire de Brest en charge de la politique éducative, et Marc Labbey, viceprésident du Conseil départemental en charge de l’Enfance, lors du Conseil fédéral consacré à la rentrée scolaire, le 
 29 septembre à Trégunc.
Plusieurs dossiers ont été évoqués : dédoublement des classes, rythmes scolaires, suppression de postes, obligation scolaire dès trois ans, démarrage de la réforme du Bac... Mais, on trouve toujours la même ligne directrice : faire des économies sur le dos des élèves en reportant la responsabilité sur les collectivités locales semble être 
la ligne directrice de la politique menée par le ministre de l’Éducation nationale.
Le dédoublement des classes de CP et CE1 est systématiquement mis en avant par le gouvernement. On ne peut qu’approuver. « Mais cette mesure ne concerne que huit écoles dans le Finistère soit 298 élèves », a rappelé Emilie Kuchel. Et les autres ? Et comment faire lorsqu’il faut trouver deux classes là où une suffisait avant ? Les mairies n’ont qu’à se débrouiller, quitte à utiliser des salles qui servaient auparavant de bibliothèques.
« Le ministère cherche à faire des économies sur le dos des élèves. » 
Tous les spécialistes de pédagogie, de chrono-biologie savent que les enfants ont besoin de régularité pour apprendre et que la semaine de 4 jours et demi est bien plus profitable que celle de 4 jours mais, pour des raisons, encore une fois budgétaires, le gouvernement a permis aux communes de déroger à la règle. « C’est une méthode de lâche », a dénoncé Émilie Kuchel. Car en laissant les communes choisir sans leur donner les moyens, le ministère fait porter sa responsabilité sur les collectivités locales. 
« Il faut regarder les situations locales avec beaucoup d’attention avant de jeter l’anathème sur les élus locaux », a 
pondéré Michaël Quernez. « Il faut saluer le courage des municipalités qui sont restées à la semaine de 4 jours et demi mais il ne faut pas stigmatiser celles, y compris à gauche, qui sont revenues aux 4 jours car les réalités budgétaires doivent aussi être prises en compte. »
Voilà pour le bilan de la rentrée 2018. Mais d’autres sujets risquent très rapidement de venir sur le devant de la scène. Comme, par exemple, la mise en œuvre de la réforme du Bac. Au mois de février, les élèves de seconde devront choisir des options. Pour Marc Labbey, il convient d’être très vigilant. On verra à ce moment comment les lycées pourront répondre aux attentes des lycéens.
C’est donc tout naturellement que le Conseil fédéral a adopté une résolution (voir encadré) résumant la teneur des échanges, mais surtout soutenant l’appel des syndicats pour une journée de grève le 12 novembre.
 



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