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lundi 9 décembre
Nos parlementaires au travail
 
Les socialistes représentent la troisième force parlementaire. Les deux présidents de groupes sont allés à la rencontre des adhérents à l’occasion du Campus 19. « Être élu, ça consiste à légiférer mais aussi à rendre des comptes », ont expliqué Valérie Rabault et Patrick Kanner, respectivement en charge du groupe socialiste à l’Assemblée et au Sénat. 
C’est d’ailleurs en grande partie grâce à eux que le Parlement a pu remporter la première manche du match pour l’organisation d’un référendum sur la privatisation d’Aéroport de Paris. « Sur les 248 parlementaires qui ont signé cette demande, 101 étaient socialistes », ont rappelé les présidents de groupe. Reste cependant à transformer l’essai. Et là, il ne s’agit plus de mobiliser les parlementaires, mais les citoyens. 4,7 millions précisément. Comme pour un match de rugby, il y a deux mi-temps et nous ne sommes qu’au début de la deuxième. Le public est majoritairement hostile à cette privatisation. 
Or, ont rapporté les adhérents, il est très compliqué de signer pour ce référendum. Lorsque le site n’est pas en maintenance, c’est les paramètres de confidentialité qui obligent les citoyens à s’y reprendre à plusieurs fois pour finaliser leur soutien à l’organisation de ce référendum. 
« Pour la première fois un référendum ne sera pas proposé par le président. » 
« Le gouvernement ne fait rien, et c’est un euphémisme, pour nous faciliter la tâche », a déploré Patrick Kanner. Pourtant, pour le Grand débat, il a été capable de trouver plusieurs millions d’euros et de mettre en ligne un site internet digne de ce nom. Mais la donne changera et la dynamique s’amplifiera lorsque la barre du million de signataires aura été franchie. « Le président de la République, lui-même, a estimé qu’à partir du million de signataires, une question pouvait être soumise à référendum », a rappelé Patrick Kanner. 
La collecte des signatures durera jusqu’au 20 mars 2020. « L’enjeu est considérable », ont rappelé Valérie Rabault et Patrick Kanner. « Ça serait la première fois, sous la Ve République, que la question à un référendum ne serait pas posée par le président de la République. » 
Au moment où se tenait le Campus 19, le projet de budget n’était toujours pas connu. Mais, comme en 2017 et 2018, les parlementaires socialistes auront à coeur d’avancer des propositions afin de le rendre plus juste socialement. Car, le moins qu’on puisse dire est que les deux premiers exercices budgétaires de cette majorité ont montré que leurs priorités allaient essentiellement vers les contribuables les plus aisés. 
Les élu.es socialistes seront particulièrement vigilants sur le projet de réforme des retraites. « Nous ne laisserons pas le président de la République utiliser ce débat à des fins politiciennes pendant la campagne des Municipales comme il l’a fait pour les Européennes avec le Grand débat », ont prévenu les deux présidents de groupes.
 
Députés : le gruppetto finistérien
 
Mais où sont passés les députés finistériens ? Depuis deux ans, ils sont si discrets dans leurs circonscriptions qu’il semblerait qu’ils limitent leur action à la présence sur des photos aux côtés des ministres de passage. Ce qui est par contre incontestable, c’est leur inexistence avérée à l’Assemblée nationale. 
En effet, les places qu’ils occupent, dans un classement récemment publié, sont aussi consternantes qu’affligeantes*. Précisons d’abord que la mesure de leur activité législative a été évaluée à partir de la compilation de plusieurs données objectives (présence et interventions en commission ou dans l’hémicycle, amendements signés, rapports rédigés). Et s’il est juste que ces paramètres ne résument pas la totalité de leur action au sein du Palais-Bourbon, leur addition n’en donne pas moins une indication peu contestable. 
Si l’on écarte évidemment Richard Ferrand qui, en raison de sa présidence, est hors concours, il faut plonger à la 117e place pour trouver le premier élu du Finistère, en l’occurrence Erwan Balanant (Quimperlé) avec une note globale de 5,8 soit deux fois moins que le trio de tête. Ensuite, on trouve Liliana Tanguy (Pont-l’Abbé) à la 165e place (5,3) qu’elle doit à la diversité de ses interventions en commission, une variété qui contraste avec le vide de son travail d’écriture des lois, puis il faut descendre encore pour croiser dans la seconde moitié du tableau Graziella Melchior (Landerneau), 311e avec une note de 4,5 logiquement inférieure à la moyenne, puis plus bas encore, dans une forme de tir groupé dans les profondeurs du classement, Annaïg Le Meur (Quimper), 431e (3,8), Jean-Charles Larsonneur (Brest-ville), 443e et 3,7 et Sandrine Le Feur (Morlaix), 457e et 3,7. Arrive enfin bon dernier, Didier Le Gac (Brest rural) 481e sur 577… 
En 2017, déjà confrontés à leur inaction, ils protestaient en expliquant qu’ils devaient tout apprendre. En 2018, ils justifiaient leur vacuité par la diversité des charges à assumer entre la circonscription et l’hémicycle. En 2019, quelle sera leur tentative de justification ? 
* Consultable sur https://drive.google.com/file/d/1Rb7eWDlUs8 9cGfBEMU7fBmsJPT85HUs3/view ?fbclid=IwAR3PjTwfoLoYbGaKK_ Ce1VzNxqUk09CrIgVBmmjCLnQYuMKdoreaN8LYZv4
 
Article publié dans le Cap Finistère n01279 du 6 septembre 2019
 



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