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lundi 16 septembre
Lucien le Duc : socialiste et résistant

Lucien le Duc, né en 1920 a adhéré pour la première fois à la SFIO en 1937. Originaire de Pont l'Abbé, il a grandi dans une famille de gauche. Il commence à militer aux jeunesses socialistes alors qu'il est apprenti au garage Le Bastard de Pont l'Abbé. Il assiste aux congrès fédéraux où il voit les tribuns socialistes de l'époque : Jean-Louis Rolland, Hippolyte Masson et surtout Tanguy Prigent. En 1938, à la fin de son apprentissage, il n'y a pas de travail pour lui chez Le Bastard.

Il quitte Pont l'Abbé et s'installe au Mans où il travaille toujours dans un garage. C'est dans cette ville, à l'occasion d'un congrès fédéral, qu'il verra Léon Blum.
En 1940, il est appelé sous les drapeaux et est affecté à Tours. La débâcle le conduit à Bordeaux.
En 1941, il traverse la ligne de démarcation et revient au Mans où il est embauché chez Renault comme ajusteur. Militant de la SFIO clandestine, il distribue des tracts, sous le manteau, à ses collègues.
Le 10 octobre 1942, il reçoit sa feuille de route pour partir en Allemagne. Il rentre se cacher à Pont l'Abbé et son oncle, commandant de zone, le fait entrer dans les FFI. Il y apporte ses compétences de mécanicien, par exemple pour fabriquer des clefs pour la chapelle de Kroashou où des armes sont stockées derrière l'autel. En août, grâce à la complicité d'un militant SFIO travaillant à la Kommandantur, il parvient à échapper aux Allemands.
A la Libération, il milite dans la section de Pont l'Abbé qui compte entre 70 et 80 adhérents, essentiellement de cheminots.




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