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vendredi 19 octobre
Les socialistes défendent une ambition pour l’école
 
Le conseil fédéral du Parti socialiste réuni le 29 septembre 2018, à Trégunc, a procédé à une longue analyse des conditions dans lesquelles s’est déroulée la rentrée scolaire.

Un premier constat s’est rapidement imposé : alors que les besoins ne sont niés par personne, les récentes annonces budgétaires pour l’année 2019 enterrent de fait la priorité dont devait bénéficier l’Éducation nationale. Près de 3000 postes d’enseignants et de personnels administratifs vont être supprimés, entrainant une dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des personnels. Une telle perspective n’est pas compatible avec l’ambition d’un enseignement de qualité et d’une plus grande égalité de réussite, ni d’une bonne administration du système éducatif.

La seconde observation concerne l’acharnement déployé par le ministre pour détruire les mesures adoptées en faveur de l’école durant la précédente législature. Retour en arrière sur les rythmes scolaires, modification de la réforme du collège, altération du dispositif « Plus de maître que de classes » derrière l’agitation médiatique dont est devenu coutumier Jean-Michel Blanquer, la réalité de son action est celle de reculs préjudiciables aux élèves.

Le conseil fédéral du Parti socialiste a aussi relevé qu’une grande part des mesures annoncées dans l’année écoulée l’a été sans réelle concertation préalable ni études d’impact financier ou organisationnel partagées pour les collectivités qui devront pourtant souvent en assumer seules les conséquences.
Pour ce gouvernement centralisateur, la méthode est dorénavant bien installée : « L’état décide, les collectivités paient ». Cette désinvolture est en contradiction totale avec les engagements de concertation constamment affichées par ce même gouvernement et alors même qu’il tente d’imposer aux principales collectivités une limitation de leurs dépenses de fonctionnement.

Enfin, concernant la mesure phare portée par Jean-Michel Blanquer et régulièrement revendiquée à grands renforts de trompette par les députés locaux, le dédoublement des CP et CE1, le conseil fédéral du Parti socialiste a relevé que dans le Finistère cela ne concernait que 27 classes et 298 élèves répartis dans 9 écoles de Quimper et de Brest. Un chiffre bien modeste à mettre en regard des 52 300 élèves scolarisés dans le 1er degré de l’enseignement public…

De plus, pour l’essentiel, ce dispositif non financé n’a pu être mis en œuvre qu’en reposant sur une logique strictement comptable qui a pénalisé les écoles rurales déjà fragilisées par une évolution démographique faible voire négative depuis 2015.

Dans le second degré, où sont aujourd’hui scolarisés près de 44 000 élèves, le conseil fédéral du Parti socialiste note qu’alors que ces effectifs vont progresser, et que près de 59 % des classes de lycées ont plus de 30 élèves, le ministre n’apporte comme seule réponse la volonté d’imposer deux heures supplémentaires aux enseignants !

Pour la seconde rentrée du quinquennat, les nuages se sont amoncelés sur l’école. Le conseil fédéral du Parti Socialiste rappelle pourtant que la première vocation de l’école c’est de transmettre un savoir, une connaissance, mais c’est aussi de donner le goût d’apprendre, d’éveiller à la culture et de cultiver aussi l’esprit civique. Il est temps que le gouvernement s’en rappelle. 

Le conseil fédéral du Parti socialiste apporte donc son soutien à l’appel des organisations syndicales FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT à une journée de grève le 12 novembre prochain des personnels de l’éducation nationale.

 
 



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