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mercredi 11 décembre
Les années collèges
 
Les collèges sont des lieux d’apprentissage. Les élèves doivent y apprendre les programmes scolaires. Mais les activités parascolaires revêtent aussi une importance toute particulière pour des adolescents qui peuvent s’épanouir, par le biais du sport, du théâtre, de mini-entreprises… Encore faut-il que les conseils départementaux leur en donnent les moyens. 
C’est ce qu’ont pu vérifier les conseillers départementaux à l’occasion de plusieurs visites d’établissements en cette rentrée scolaire, à Crozon, Pont-Aven ou Brest. Car, si l’étude du programme relève de l’Éducation nationale, les activités parascolaires et les investissements sont, en partie, financés par le Conseil départemental qui offre ainsi les meilleures conditions de vie et de travail aux collégiens et aux personnels, enseignant ou non-enseignant. 
En cette rentrée 2019, 43 024 collégiennes et collégiens ont retrouvé les chemins de leur établissement (61 collèges publics, 46 collèges privés et 2 collèges Diwan) dans le Finistère. 
« 43 024 collégiennes et collégiens ont retrouvé le chemin de leur établissement. » 
Le Conseil départemental a adopté, en janvier 2019, un nouveau schéma des collèges publics pour la période 2019-2026, d’un montant de 124 millions d’euros. 
Chaque année, il consacre 4,6 millions d’euros pour l’équipement des collèges et 16 millions d’euros pour leur fonctionnement. En outre, 740 000 euros sont consacrés au financement d’actions éducatives. 
Le 5 septembre, au collège des Quatre Moulins, à Brest, Nathalie Sarrabezolles, accompagnée de Marc Labbey, vice-président en charge de la jeunesse, de Marie Gueye et de Florence Cann ont pu constater que les investissements effectués en cette rentrée ont pu améliorer la vie des élèves et des personnels. 
L’internat de cet établissement de la rive-droite de Brest a bénéficié d’importants travaux permettant, par exemple, aux collégiens des Îles du Ponant, d’avoir une première expérience de la vie d’internes. Car, si les cours, jusqu’en seconde, peuvent se faire à Ouessant, Groix ou Hoedic, les îliens sont obligatoirement pensionnaires lorsqu’ils deviennent lycéens. 
Ils permettent également à des collégiens de Carhaix ou de Morlaix, de pratiquer leur sport. En l’occurrence, ce collège brestois accueille de jeunes nageurs et nageuses qui, sans cet internat, ne pourraient pas s’entraîner aussi intensément. 
Les élèves s’initient également à l’économie et au monde du travail en montant des mini-entreprises. Qu’il s’agisse de vendre des serviettes ou des livres, ils montent leur projet, de la fabrication à la vente en passant par la distribution. « Les élèves mènent ces projets avec beaucoup de sérieux et plusieurs révèlent des talents inattendus », se félicitent les enseignants
 
Pour une scolarisation précoce des élèves
 
La scolarisation précoce des enfants est un gage de réussite scolaire. Mais, en décidant de rendre la scolarité obligatoire dès 3 ans, Jean-Michel Blanquer a simplement réalisé un coup politique destiné à frapper les esprits, qui se traduit par de nouvelles dépenses pour les communes. 
En effet, jusqu’à l’année dernière, plus de 97 % des enfants entre 3 et 6 ans étaient déjà scolarisés. La scolarité n’étant pas obligatoire jusqu’à 6 ans, les communes n’étaient pas obligées de subventionner les écoles maternelles privées qui d’ailleurs n’avaient jamais rien trouvé à redire. 
En cette rentrée, le ministre tente de faire croire que cette mesure contribuerait à lutter contre le fondamentalisme religieux, sans parvenir à convaincre grand monde. 
« À Brest, aucun élève n’est concerné par cette mesure puisqu’ils étaient déjà tous scolarisés », explique Émilie Kuchel, adjointe au maire chargée de l’éducation. « Mais nous allons tout de même verser 1,4 million d’euros aux écoles maternelles privées ». Pour le département du Finistère, seuls 150 élèves sont concernés. 
La scolarisation obligatoire dès 3 ans n’aura donc que peu d’effet sur la réussite scolaire. En revanche, la scolarisation des enfants issus des milieux les moins favorisés dès 2 ans représente un véritable enjeu pour la démocratisation des études. 
« À Brest, par exemple, nous avons mis en place une classe relais spécifiquement dédiée aux enfants de 2 ans afin de faciliter leur entrée à l’école », se félicite Émilie Kuchel qui tient fermement à préserver cette spécificité finistérienne et bretonne. La politique actuelle du ministre ignore malheureusement cette question, pourtant essentielle dans la lutte contre les inégalités, en particulier dans les zones rurales et les quartiers défavorisés. 
Il faudra attendre quelques années pour vérifier si la scolarité obligatoire à partir de 3 ans aura, ou non, des conséquences sur la scolarisation précoce dès 2 ans. Pour le moment, les communes vont demander à l’État de trouver une solution pour que leurs budgets ne soient pas impactés par le versement de subventions aux écoles maternelles privées.
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1280 du 13 septembre 2019
 



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