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lundi 9 décembre
La vague jeune
« Et un et deux et trois degrés, c’est la survie de l’humanité ! » ou « On est plus chaud, plus chaud, plus chaud que le climat » ont scandé les milliers de lycéens qui ont répondu à l’appel de la grève pour le climat, le vendredi 15 mars, dans les rues de Brest, Quimper, Quimperlé ou Concarneau, notamment.
Ces rassemblements se sont tenus dans une ambiance bon-enfant mais déterminée qui présage la construction d’un mouvement profond qui peut s’inscrire dans la durée. Car, la synthèse de tous les slogans et de toutes les banderoles déployées conduit à la même conclusion : on ne peut plus attendre et rester inactif.
Le constat est édifiant ! Ce sont les conditions mêmes de la vie sur terre, telle que nous la connaissons aujourd’hui, qui peuvent, à très court terme, être remises en cause : disparition d’espèces animales ou végétales, pollution de l’air, de la terre et de l’eau, multiplication et amplification de phénomènes météorologiques, comme les ouragans ou les sécheresses...
S’il est un sujet qui mérite d’être traité à l’échelle européenne, c’est bien celui-là. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Parti Socialiste a placé la question environnementale au coeur de son projet pour les élections européennes. Il s’engage, notamment, en faveur d’un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans pour répondre aux enjeux de la transition écologique et décarbonée à travers une politique globale et transversale prioritaire - associant notamment politique de l’énergie et politique agricole et dégageant des moyens financiers issus des fonds structurels, de la BEI… Il s’agit de verdir notre économie (renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments, augmenter la part des énergies renouvelables, investir dans une mobilité propre…) et également d’accompagner les territoires, et en particulier les travailleurs, dans cette transition écologique.
Pour y parvenir, les investissements des États liés à la transition écologique doivent sortir du calcul du déficit qui est aujourd’hui limité à 3 %.
De plus, en s’inspirant de ce qui a été fait pour l’aéronautique, les socialistes proposent la création d’un Airbus du renouvelable qui rapprocherait les grandes sociétés énergétiques européennes. Ce groupe aurait pour ambition d’accélérer le développement des énergies renouvelables en Europe et d’atteindre ainsi, plus rapidement, les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Il serait également le fer de lance du grand plan d’investissements publics.
Enfin, les traités commerciaux seront strictement conditionnés au respect des normes européennes (sociales, sanitaires, climatiques et environnementales) et des grands textes internationaux (Accord de Paris, conventions OIT, accords de coopération fiscale…).
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1263 du 22 mars 2019
 



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