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dimanche 9 août
La Bretagne parle d’une seule voix

« 41 ans, ancien maire de Liffré, président du Conseil régional, socialiste et fier de l’être ». Voilà, en quelques mots comment Loïg Chesnais-Girard s’est présenté devant la soixantaine d’adhérents, venus échanger avec lui le 8 juin, à Brest. Voilà maintenant un an que Loïg Chesnais-Girard occupe la fonction de président du Conseil régional, à la tête d’une majorité hétéroclite soudée par la volonté de mettre en œuvre le programme adopté par les électeurs en décembre 2015, social-démocrate, européen et décentralisateur. Cette rencontre a permis de faire le point sur plusieurs dossiers régionaux. Et d’abord sur celui de la fermeture du lycée de Plouhinec. « Nous avons mal vécu l’annonce de sa fermeture », a insisté Jean-Yves Coignec, se faisant le porte-parole du pays de Douarnenez et du Cap Sizun. Pour s’être rendu cinq fois à Plouhinec, Loïg Chesnais-Girard, mesure tout à fait l’émotion suscitée par la décision qu’il a été obligé de prendre. « Obligé parce qu’il n’est pas possible de laisser fonctionner un lycée avec moins de 45 élèves. » C’est l’intérêt des lycéens qui est en jeu. « Nous mettons en œuvre notre projet social-démocrate, européen et décentralisateur. » Cependant, la fermeture du lycée ne signifie pas le retrait complet de la Région de cette commune. Elle est, en effet, partie prenante dans les discussions pour sa redynamisation et pour inventer une reconversion des bâtiments. En outre, la Région Bretagne regarde avec attention les lycées de taille modeste afin de ne plus être dans l’obligation d’en fermer. À quelques jours de la session plénière et alors que le premier ministre avait promis de proposer un pacte d’accessibilité pour la Bretagne avant l’été, les questions ont bien sûr portées sur l’avancement des discussions avec l’État, en particulier par rapport à l’objectif Brest et Quimper à trois heures de Paris. Malheureusement, le président du Conseil régional n’a annoncé aucun scoop. Pour l’instant l’État n’a rien proposé en matière d’accessibilité. Ni sur l’achèvement de la RN 164, ni sur le numérique, ni sur le développement des aéroports bretons. « Car, a rappelé Loïg Chesnais-Girard, le pacte d’accessibilité recouvre toutes ces dimensions ». Seul motif de satisfaction pour le président de la Région : « Nous parlons tous d’une même voix, en Bretagne et nous présentons un front uni ». D’autres dossiers, comme le développement des énergies marines renouvelables restent aussi dans le flou. Mais à côté de ces difficultés, la région enregistre tout de même de belles victoires, comme le sauvetage de Doux ou plutôt la ré-orientation du modèle de la société de Châteaulin (voir encadré). La Région Bretagne démontre ainsi qu’elle peut inventer un nouveau modèle qui corresponde aux attentes des consommateurs en s’appuyant sur le savoir-faire breton.

Cap Finistère n°1231 du 15 juin 2018

 

France Poultry

C’est à Châteaulin, tout un symbole, que Loïg ChesnaisGirard a réuni la commission permanente de la Région, le 4 juin. En effet, c’est à cette occasion que le président du Conseil régional a précisé les contours de l’intervention de la Région Bretagne dans le plan de sauvetage de Doux, qui s’appellera désormais France Poultry. Au total la Région apportera 20,9 millions d’euros. « Nous nous positionnons en acteurs de stabilisation, de cohérence, pas pour influer la stratégie commerciale des repreneurs, LDC et Al Munajem », a tenu à préciser le président du Conseil régional. L’intervention de la Région servira notamment à financer une partie des travaux de la nouvelle usine de LDC qui verra le jour à Châteaulin. En effet, les installations actuelles ne permettaient pas l’abattage des poulets de 3,3 kilos. Sur un total de 60 millions d’euros, la Région en apportera 12. Cette usine permettra de traiter le poulet frais. Les équipements actuels, destinés à traiter le poulet congelé d’export, pour Al Munajem seront modernisés et la participation de la Région s’élèvera à 1,2 million d’euros. Dans l’optique de renforcer l’ensemble de la filière volaille, la Région entrera au capital de la société Yer Breizh, à hauteur de 2 millions d’euros. Enfin, la Région mobilisera 700 000 euros pour aider les salariés qui seront reclassés dans d’autres sites comme à Guiscriff (56), par exemple. « Nous sommes en train d’inventer un autre modèle », a indiqué le président du Conseil régional. La stratégie agricole de la Région repose sur une montée en gamme des productions alimentaires.

 




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