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mardi 10 décembre
L’avenir de l’Europe, c’est la gauche !
 
« Dans ce moment historique, nous, socialistes européens, nous avons une mission historique ! L’Europe des petits pas, l’Europe des calculs froids, ne permettra pas de répondre aux grands défis qui agitent notre continent », a prévenu Olivier Faure le 29 juin, au Cirque d’hiver, pour le grand rassemblement de la famille sociale-démocrate européenne. 
Ce rassemblement parisien qui s’inscrivait dans une série de rencontres européennes intitulées Europe Together, était consacré aux enjeux environnementaux. Un premier atelier a porté sur les politiques urbaines et un second sur les emplois de demain grâce à l’économie verte. 
Mais, actualité oblige, il a surtout été question d’immigration, quelques heures après la clôture du sommet européen. D’autant que Pédro Sanchez, était présent. 
Tous les intervenants ont rendu hommage au premier ministre socialiste espagnol qui n’a pas tergiversé lorsqu’il a fallu trouver un port d’accueil pour les 600 réfugiés de l’Aquarius. 
« Le courage c’est de dire que l’aide au développement est aujourd’hui insuffisante pour tarir le désir d’émigration. Le courage c’est parfois de précéder l’opinion », a insisté Olivier Faure en rappelant ce que devrait être une politique d’immigration de gauche, sous la forme d’une anaphore. 
« Le courage c’est de dire qu’il faut ouvrir une voie légale aux migrants économiques pour assécher les filières clandestines. » 

 

« Le courage c’est de dire qu’il faut ouvrir une voie légale aux migrants économiques pour assécher les filières clandestines.

 

Le courage c’est de refuser de sous-traiter nos responsabilités internationales en ouvrant des Hot spots dans des pays tiers. » 

« Le courage c’est de dire que le règlement de Dublin a renvoyé la responsabilité de l’accueil à quelques pays. Le courage c’est d’assumer une agence européenne de l’asile », a précisé le Premier secrétaire du Parti Socialiste. 
« Et bien parce que nous sommes la gauche, nous avons la responsabilité de refuser les fuites en avant et de prendre notre part, oui notre part de l’avenir de l’Humanité. » 
« La planète brûle et nous regardons encore trop souvent ailleurs. Il y a des êtres humains qui cherchent chez nous une raison d’espérer et nous les renvoyons ailleurs. » 
« Ce qui est irresponsable, ce n’est pas d’oser critiquer l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui. Ce qui est irresponsable, c’est d’abandonner toute vision critique aux seuls populistes. Car ce sera bien là l’enjeu des élections européennes du 26 mai 2019 : donner une majorité sociale-démocrate au Parlement européen pour réorienter la politique européenne et éviter une nouvelle poussée des populistes. »

 

 

 
Et dans La Ruche ?

 

L’Europe, c’est justement le thème de discussion dans La Ruche Socialiste. La nouvelle plateforme interactive du PS, qui a été mise en ligne le 9 juin, permet à tous les adhérents, mais aussi aux sympathisants qui souhaitent participer à l’élaboration du projet socialiste, d’apporter leur contribution au projet européen. 
Tous les 15 jours, une synthèse des débats en cours sur La Ruche Socialiste est publiée. Alors, de quoi parle-t-on dans La Ruche ? Déjà, plus de 400 propositions ont été formulées et plus de 1 700 interactions ont été enregistrées. 
Cinq sujets font le buzz dans La Ruche. D’abord, l’inscription dans la constitution de l’obligation d’organiser un référendum pour la ratification de traités européens. Ensuite, le respect de la charte sociale européenne. Pour revivifier la démocratie européenne, il est proposé d’organiser tous les six mois des assemblées citoyennes à l’échelle régionale. 
Une proposition, qui suscite des discussions, consiste à créer une taxe Carbone aux frontières de l’Europe. Enfin, une autre proposition vise à améliorer la transparence des nominations des membres de la commission. Parmi les idées neuves qui sont mises en débat, on peut citer la création d’un revenu universel européen, la possibilité pour les citoyens européens de voter à tous les scrutins, où qu’ils résident, la mise en place d’un service universel européen, la construction, à l’image de la PAC d’une politique industrielle commune ou l’instauration d’un « Buy european act » réservant une partie des marchés publics à des entreprises européennes. 
À l’issue de la phase de débat, une synthèse des propositions sera faite et, en fonction des amendements ou des appréciations des internautes, un texte, comportant plusieurs options, sera soumis au vote des adhérents et des sympathisants qui auront contribué à animer le débat.

 

Article publié le 6 juillet 2018 dans le Cap Finistère n°1234

 



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