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dimanche 15 décembre
L’Europe, c’est du concret
« Donc vous avez créé une place publique », a résumé Raphaël Glucksmann après avoir entendu Yohann Nédélec et Frédérique Bonnard Le Floc’h lui présenter la genèse des ateliers des Capucins sur la Rive-droite de Brest.
Après son meeting de Nantes, la tête de liste Envie d’Europe écologique et sociale, a consacré sa journée du 3 mai à la Bretagne, d’abord à Lanester et Lorient, puis, toute l’après-midi, à Brest. C’est aux ateliers des Capucins qu’il a pu constater que les fonds de l’Union européenne permettent d’accompagner les collectivités lorsqu’elles engagent des projets ambitieux.
Les ateliers des Capucins étaient un haut lieu de la culture ouvrière brestoise et des milliers d’ouvriers de l’Arsenal y ont travaillé. Que faire de ces bâtiments alors que la Marine n’en avait plus l’utilité ? Certains, à droite, ont conseillé de les raser. L’équipe municipale brestoise a défendu un projet plus ambitieux : conserver les murs des ateliers, en faire un lieu de rencontres et de mémoires et de cultures et bâtir sur cette partie de la Rive-droite un nouveau quartier. Ce projet a été soutenu par les fonds européens. Notamment pour le téléphérique, premier en son genre dans une ville française, qui permet de traverser la Penfeld. 
« Les fonds européens, sociaux et structurels, doivent être confortés. »
Si l’Europe participe à des investissements dans des équipements structurants qui contribuent à redessiner la ville, elle intervient également dans les politiques de formation et d’insertion, via le Fond Social Européen (FSE). À Brest, Raphaël Glucksmann a pu rencontrer des femmes inscrites dans un programme destiné à leur faire connaître les métiers de la métallurgie. « Dans ce secteur d’activité, très masculin, les entreprises ne trouvent pas toujours de candidats formés. D’où l’idée de féminiser ce secteur car les compétences n’ont pas de genre », a expliqué Isabelle Montanari, vice-présidente de Brest métropole chargée de l’Emploi-Insertion. 
La question des frontières est au coeur de la campagne européenne. Et qui mieux, que des douaniers peuvent évoquer cette dimension ? D’autant que les représentants syndicaux de cette profession sont actuellement mobilisés. « Nous dépendons du ministère des Finances et nous avons une mission de perception des taxes, de surveillance et de protection du territoire et, de plus en plus, de conseil auprès des entreprises », ont expliqué les membres de la délégation (CGT, UNSA et Solidaires). Mais, lorsqu’ils veulent alerter les pouvoirs publics sur leurs conditions de travail en opérant des contrôles aux frontières, dans les règles, le gouvernement prend des sanctions.
Pour Raphaël Glucksmann, il est d’autant plus important de défendre et de conforter les Douanes que cette administration va, dans la perspective d’un commerce international juste, jouer un rôle essentiel dans les années à venir. Pour peu que l’État leur donne les moyens d’accomplir leurs missions.
 



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