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jeudi 12 décembre
Jeunes socialistes après la guerre

A la Libération, de nombreux jeunes ont adhéré dans les partis politiques. Après ce qu'ils avaient vécus durant 4 ans, ils souhaitaient participer à la vie du pays et surtout agir pour que plus jamais l'Europe ne connaisse les horreurs de la guerre et de la barbarie nazie.

Si beaucoup se tournent vers le PC, auréolé, à l'époque de la gloire d'une partie de la Résistance et surtout de sa proximité avec l'Union Soviétique qui, à Stalingrad, a vaincu l'armée allemande, la SFIO enregistre également de nombreuses adhésions de jeunes.

André Goury, ancien secrétaire de section d'Audierne, né en 1928 est de ceux-là. En 1946, il adhère aux Jeunesses Socialistes (JS) de la Seine.

En 1950, il devient le premier secrétaire de cette fédération qui compte plus de 3000 adhérents.
"Nous avions notre propre financement et nous éditions nos propres journaux, "le drapeau rouge" et " la lutte", vendus en kiosque une fois par semaine et que nous distribuions sur les nombreux marchés de la région parisienne.

"Les jeunes socialistes avaient pour mission d'assurer le service d'ordre des congrès de la SFIO. Et sous la 4 ème République, ils étaient particulièrement fréquents.
C'est aux JS qu'André Goury fait la connaissance de Pierre Mauroy, secrétaire de la fédération du Nord. Lorsque le futur maire de Lille prend la direction nationale des JS, il demande à André Goury de faire partie de son équipe. Et cette collaboration s'est poursuivie bien après, pendant plus de 30 ans.
André Jaouen, qui fut dans les années 60 le suppléant de Tanguy Prigent, créa pour sa part la section des jeunes socialistes de Morlaix en 1945. A cette époque, la concurrence avec les jeunes communistes était âpre.

Les jeunes socialistes, au sortir de la guerre, étaient, le plus souvent de jeunes travailleurs, issus, pour la plupart de familles SFIO.




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