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vendredi 17 janvier
Enfin, un statut de l’élu.e ?
Tout le monde s’accorde sur un point : maire est une fonction, pas un métier. Les statistiques montrent que les élu.es ont le blues : près de 10% des élus de 2014, ont démissionné. Le gouvernement refuse de voir en face cette réalité, tentant de l’expliquer par les créations de communes nouvelles, les décès ou les déménagements. Cependant, tous les témoignages convergent pour reconnaître qu’il est de plus en plus difficile d’exercer sereinement la fonction de maire. Élu le dimanche, le maire prend officiellement ses fonctions quelques jours plus tard et il est censé connaître, sur le bout des doigts, le code général des collectivités locales, être un spécialiste des finances locales et savoir manager une équipe d’adjoints et de conseillers municipaux. Compte tenu des conditions dans lesquelles s’exerce la fonction de maire, certains vont même jusqu’à la qualifier de sacerdoce. Mais un sacerdoce sans séminaire pour s’y préparer. D’où le retour de la question du statut de l’élu.e pour garantir les droits à la formation mais aussi des dispositifs de reconversion après un mandat. Le Sénat présentera dans quelques jours un rapport et fera des propositions pour un statut de l’élu.e. Ce document s’appuiera sur les résultats d’un questionnaire adressé à l’ensemble des maires. Près de 17 000 réponses, sur environ 36 000 communes, ont été dépouillées. C’est bien le signe que ce statut est attendu avec impatience. La formation, des élus, mais aussi des agents, est incontournable. C’est là qu’intervient le centre départemental de gestion, présidé dans le Finistère par Yohann Nédélec. « Chaque collectivité doit se doter d’un plan de formation car les agents doivent pouvoir évoluer rapidement », a-t-il précisé. Car les difficultés auxquelles sont confrontés les élus concernent aussi les agents des collectivités locales. À l’occasion de cet atelier, Jean-Roger Guiban, de l’UNSA a proposé d’organiser des Assises de la fonction publique territoriale. À quelques mois des élections municipales, il devient urgent d’apporter des réponses au malaise des élu.es, sous peine de devoir constater, dans certaines communes, une absence de candidat.es pour exercer la fonction de maire.

 

Article publié dans le Cap Finisètre n°1242 du 12 otobre 2018

 



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