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lundi 9 décembre
Droits des femmes
 
Au XXe siècle, les droits des femmes ont progressé de manière spectaculaire. Mais faut-il les considérer comme acquis ? Et dans quels domaines doit-on encore progresser ? Ce sont les questions que se sont posé les adhérents qui ont participé, le 13 juin, à la réunion organisée par le secrétariat fédéral au Pôle questions du XXIe siècle à Brest. 
Il faut avouer qu’on partait de loin. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre la chronologie des grandes avancées dans le domaine de l’égalité des droits. Il a fallu attendre 1965 pour qu’une femme puisse travailler sans l’autorisation de son père ou de son conjoint ou qu’elle puisse avoir un compte en banque. L’école Polytechnique n’est mixte que depuis 1972.
La gauche a toujours porté le combat des droits des femmes. C’est elle qui édicte le principe de l’égalité salariale en 1983 ou qui ouvre le congé parental aux hommes et aux femmes en 1984. La parité sur les scrutins de listes n’est obligatoire que depuis la loi du 6 juin 2000, sous le gouvernement de Lionel Jospin. 
Mais aujourd’hui, en France et dans le monde, les droits des femmes ne progressent plus et pire, ils régressent dans plusieurs régions du monde, du fait, le plus souvent, de fanatiques religieux qui veulent imposer leur vision du monde. Toujours aux dépends des femmes. 
Seul point positif : le mouvement #MeToo a libéré la parole des victimes et certains comportements, jusque-là occultés, ne sont plus acceptés et donnent lieu à poursuite.
Dans ce contexte, que peuvent faire les collectivités locales ? Pour Élyane Pallier, en charge de l’égalité femmes/hommes au Conseil départemental, il existe des marges de manoeuvres, dans toutes les collectivités, quelle que soit leur taille. « L’égalité femmes/hommes est l’une des cinq grandes causes du Département (avec la jeunesse, l’accessibilité, le numérique et l’accès aux droits). »
L’égalité est un combat quotidien. Sans une volonté politique forte, les situations acquises perdurent. Les stéréotypes peuvent pourtant tomber. À condition de se donner la peine de chercher des hommes pour travailler dans des métiers considérés comme féminins ou en incitant les femmes à s’engager dans des carrières industrielles ou techniques. Car il est nécessaire de changer les habitudes, les idées reçues. C’est ce à quoi s’attachent le Département et Brest métropole, ont expliqué Frédérique Bonnard Le Floc’h et Élyane Pallier.
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1276 du 5 juillet 2019
 



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