Accueil > Actualités de la fédération > articles cap Finistère > articles
LES BLOGS
SOCIALISTES
Tous les blogs
RECHERCHE
mercredi 11 décembre
Des socialistes lucides
 Ce sont des socialistes lucides qui se sont retrouvés le samedi 8 décembre à Carhaix pour un conseil fédéral, programmé de longue date, consacré au bilan du quinquennat Hollande. Comment, en effet, pouvoir aller de l’avant sans avoir compris le passé ?
C’est donc quasiment jour pour jour, deux ans après que François Hollande ait annoncé ne pas se représenter à l’élection présidentielle, que les socialistes du Finistère ont tourné la page de cet épisode de la gauche au pouvoir. 
Pour Yohann Nédélec, ce débat sur le quinquennat de François Hollande devait rapidement se tenir de manière à pouvoir, maintenant, engager d’autres chantiers. Il est en effet difficile de se projeter dans l’avenir sans avoir soldé les comptes du passé et surtout compris ce qui s’était passé de 2012 à 2017, entre la gauche et le président de la République et les Français. 
Ce conseil fédéral a donné lieu à des débats apaisés. En effet, l’objectif n’était pas de pleurer sur le lait renversé mais bien de tirer des leçons, des réussites et des échecs. Car, comme le disait Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».
« On ne peut pas tout attendre de Paris », a rappelé le Premier secrétaire fédéral. « L’actualité a retardé l’organisation de ce travail sur le bilan au plan national, mais nous avons voulu le mener dans le Finistère. »
D’autant que la réflexion sur l’action de la gauche au pouvoir et les conditions de la défaite ramènent, immanquablement, à l’actualité et à la manière dont le pouvoir répond aux revendications des gilets jaunes. « Les Français ont toléré ou accepté une certaine forme d’arrogance, au début du quinquennat mais, après 18 mois, ils voient bien que ce sont les plus riches qui bénéficient de la politique fiscale du gouvernement », a souligné Forough Salami. 
La présidente du conseil fédéral trouve, en outre, des similitudes entre la vague qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir et celle des gilets jaunes. Ce ne sont pas les mêmes catégories sociales mais on y retrouve la même défiance vis-à-vis des partis ou des syndicats, le même refus du clivage gauche-droite et la même idée de créer un nouveau monde. « Sauf qu’on a bien compris que le nouveau monde d’En marche, c’est l’ancien, sans les règles », a-t-elle résumé.
« Nous avons des chantiers à mener et des échéances à préparer », a rappelé Yohann Nédélec faisant allusion aux élections européennes de 2019 et aux Municipales de 2020. « Nous allons les préparer avec enthousiasme et détermination, en tenant compte des erreurs que nous avons pu commettre par le passé. »
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1251 du 14 décembre 2018
 



Partager Publier sur twitter