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dimanche 15 décembre
Des élus inquiets mais motivés
Dans quel état d’esprit les maires abordent-ils la campagne électorale qui commence ? Pour le savoir, Forough Salami-Dadkhah a invité au Conseil fédéral, qui s’est tenu le 5 octobre à Quimper, l’universitaire Lionel Prigent. En effet, ce dernier a travaillé récemment sur ce sujet, au moment du Grand débat. Les conclusions avaient été présentées à St Brieuc, en présence du chef de l’État. 
« L’Association des Maires de Bretagne a voulu savoir ce que ressentaient vraiment les élus bretons et nous a confié le soin de les interroger », a résumé Lionel Prigent. Alors que notre région compte 1 230 communes, environ 500 maires ont répondu à un questionnaire ce qui constitue un échantillon représentatif. En outre, pour entrer dans les détails, Lionel Prigent à conduit des entretiens qualitatifs de 2 heures avec 28 élus. 
Si on en croit la plupart des articles publiés depuis quelques années, les élus locaux, et en particulier les maires, sont désespérés, à la limite de la démission. Or, en Bretagne, il n’en est rien. « Nous avons rencontré des maires qui doivent faire face à des difficultés mais qui restent combatifs », indique Lionel Prigent. En moyenne, le mandat des maires est de 19 ans. 
« Les maires veulent avant tout de la clarté dans les répartitions de compétences. » 
Les maires sont-ils plus les cibles d’agressions ? Oui, mais pas plus que dans le reste de la société. Toutes les professions qui sont en contact avec le public constatent le même phénomène et subissent des agressions verbales ou physiques. 
Il ressort des questionnaires et des entretiens que, la préoccupation principale des maires reste leur commune. L’engagement partisan n’est pas leur priorité. Ils se considèrent avant tout au service de leurs habitants. Mais, il apparaît très nettement que, cet engagement total se heurte de plus en plus à de nouvelles difficultés. Les maires évoquent plusieurs sources de difficultés dans leur action quotidienne. 
La multiplication des échelons, et en particulier le développement de l’intercommunalité, enlève une partie des prérogatives des maires qui se sentent dépossédés d’une partie de leurs compétences. 
Cette perception est accentuée par des décisions de l’État, comme par exemple la suppression de la taxe d’habitation, qui réduisent encore plus leurs marges de manoeuvre. 
Les élus ne remettent pas en cause l’intercommunalité. Ils savent bien, surtout dans les communes rurales, que seules les EPCI disposent des ressources, en particulier en ingénierie, pour mener à bien les projets. Mais ils voudraient une clarification des compétences afin que leurs concitoyens sachent vraiment qui est responsable de quoi. 
Il en va de même pour les métropoles qui remplissent des fonctions indispensables. Mais il subsiste toujours une crainte de voir Brest ou Rennes capter des habitants ou des services publics. 
La campagne électorale qui s’ouvre devrait être l’occasion de lancer un débat sur le rôle des communes et des maires et d’ouvrir une discussion sur l’application pertinente du principe de subsidiarité entre les différents échelons.
 
Le BREIS, au service de la Bretagne
 
Les socialistes bretons ont toujours cultivé leur fibre régionaliste et décentralisatrice. Alors que les transitions écologiques, énergétiques et démocratiques doivent rapidement être lancées, quel message portent les socialistes bretons, alors qu’ils sont en responsablité à la Région, dans deux départements sur quatre et dans les deux métropoles de la Bretagne administrative et dans les trois de la Bretagne historique ? 
C’est en partie pour répondre à ces enjeux que les socialistes bretons ont décidé de relancer le BREIS (Bureau Régional d’Études et d’Information Socialiste) en sommeil depuis quelques temps. 
« Les premiers secrétaires fédéraux se sont rencontrés au campus de La Rochelle pour en discuter. Une rencontre des quatre conseils fédéraux s’est tenue le 22 septembre à Pontivy », a indiqué Yohann Nédélec. 
Le BREIS, dans sa forme actuelle a été fondé le 11 septembre 1971 à Rennes, sous la houlette de Louis Le Pensec. Ses travaux avaient inspiré François Mitterrand lorsqu’il avait lancé le chantier de la décentralisation, au début du son premier septennat. 
« Le BREIS doit retrouver sa fonction initiale d’outil de réflexion au service de la Bretagne. » Pour ce faire, deux représentants des fédérations vont plancher sur la rédaction de nouveaux statuts. Pour le Finistère, Forough Salami-Dadkhah et Arnaud Platel participeront à ces travaux préparatoires. 
Une rencontre se tiendra à Pontivy, le dimanche 1er décembre, pour les adopter. « La Fédération de Loire Atlantique sera invitée à assister à nos travaux », a précisé, le Premier secrétaire fédéral, Yohann Nédélec. 
En effet, sur des questions aussi importantes que le modèle agricole, les transports ou la transition écologique, les réponses ne peuvent être que régionales.
 



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