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mercredi 12 août
Brest au cœur
C’est devant plus de 200 personnes que François Cuillandre a lancé la campagne de la liste Brest au coeur pour les Municipales, le 13 décembre, dans la salle du PL Sanquer. « Le mandat de maire est le plus beau, celui qui permet de lancer des projets, de les voir se réaliser et d’améliorer vraiment la vie de nos concitoyennes et de nos concitoyens. » 
Une campagne se gagne sur un projet et pas sur un bilan. Cependant, la qualité du bilan renforce la crédibilité du projet. François Cuillandre a d’ailleurs repris à son compte la formule « Plus vite, plus fort, plus haut ». 
En effet, le projet, qui est en cours d’élaboration, sera le prolongement de l’action menée par la gauche unie dans la cité du Ponant. C’est donc conjointement qu’interviennent les réunions de bilan et la distribution, dans toutes les boîtes aux lettres de la ville, d’un document de seize pages. Depuis trente ans, indéniablement, la gauche unie a changé Brest. 
Elle a changé son apparence mais aussi le mental de ses habitants. Cette évolution n’est pas le fruit du hasard mais de choix politiques, clairement assumés, comme le lancement d’une première ligne de tramway, l’implantation de la fac des lettres en centre-ville, la construction de la salle de l’Arena, elle aussi en ville, quand la plupart des autres villes font le choix de développer les zones commerciales en périphérie, la reprise en main par la collectivité de la gestion de l’eau avec la création de la SPL Eau du Ponant, la transformation des ateliers des Capucins en lieu d’échanges et de culture… Ce dernier exemple n’est pas anodin. En effet, certains hauts fonctionnaires étaient prêts à raser cette partie de l’Arsenal, pourtant chargée d’histoire. L’équipe municipale a fait un autre choix. 
À cela, il convient, bien sûr, d’ajouter l’obtention du statut de métropole qui a été possible grâce à la mobilisation de tous. « Dans les dernières années, tous ces projets ont été menés dans un contexte de restriction des dotations d’État (- 40 millions pour la métropole et -20 pour la ville) et sans augmentation de la fiscalité. » 
Cette campagne commence dans un contexte particulier a noté François Cuillandre : alors qu’ils appartenaient à la majorité depuis près de trente ans, les membres de EELV ont décidé de se présenter seuls cette année, sans apporter de raisons vraiment convaincantes à ce revirement. À côté de cette gauche divisée, la droite l’est tout autant, éclatée entre la liste de Bernadette Malgorn (Droite canal historique) et celle conduite par Marc Coatanéa (LREM et ses satellites). 
Cependant, pour François Cuillandre, une élection municipale reste un scrutin particulier où les électeurs réfléchissent avant de confier les clefs de leur commune à une équipe et ne cèdent pas à la mode du dégagisme qui a caractérisé les dernières élections nationales. Ou l’appel à faire barrage à l’Extrême-droite. Car, même si le parti de Marine Le Pen présentera ou soutiendra une liste, les « marcheurs » auront du mal à utiliser, comme pour les Européennes, l’argument selon lequel ne pas voter pour leur liste lui permettrait d’arriver en tête. 
Le projet que défendra la liste Brest au coeur, qui regroupe des Brestoises et des Brestois engagés au PS, au PC, aux Radicaux de gauche ou dans le monde associatif (économique, culturel, environnemental...), visera bien sûr à permettre à la métropole de s’engager encore plus fortement dans la transition écologique. 
« Les villes ont une responsabilité particulière », a insisté François Cuillandre. « Si elles ne représentent que 2 % de la surface de la terre, elles sont responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre. » Mais, dans ce domaine aussi le bilan crédibilisera le projet. En effet, la ville de Brest s’est dotée, dès 2009, d’un plan d’action climat. Brest a mis en place le réseau de chaleur urbain le plus important du grand Ouest. Pour aller plus loin, François Cuillandre a proposé de créer un GIEC local qui rassemblerait des spécialistes du climat. La ville compte suffisamment d’instituts de recherche, en particulier dans le domaine maritime, pour réunir des chercheurs capables d’avancer des propositions pour limiter notre impact carbone. « Nous défendrons une écologie ambitieuse, populaire mais surtout pas punitive », a annoncé François Cuillandre. 
L’accès de tous aux services publics sera un autre axe important du projet. « Tout a un coût », a rappelé le candidat qui ne croit pas à une gratuité totale. En revanche, le projet de la liste de gauche et écologique Brest au coeur proposera des tarifications solidaires de manière à ce que tout le monde puisse avoir accès aux services publics. 
Tout le monde a aussi le droit de vivre en sécurité. Et s’il n’est pas de la responsabilité d’une mairie de mettre en place une police nationale bis, la ville va poursuivre sa coopération avec les forces de l’ordre pour les aider dans leurs missions, notamment en prenant à sa charge des investissements. Elle réalisera un effort supplémentaire pour être aux côtés des victimes, en particulier les femmes et les enfants qui subissent des violences conjugales. 
Le projet de Brest au coeur est en cours d’élaboration, avec les organisations qui l’ont rejoint mais aussi avec toutes les Brestoises et les Brestois qui souhaitent apporter leur contribution. Et chacun a pu voir au PL Sanquer, le 13 décembre, qu’ils étaient nombreux !
 
Article publié dans le Cap Finistère n°1293 du 20 décembre 2019 
 



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