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samedi 18 janvier
12 députés socialistes contre les déserts médicaux
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 23 octobre 2012 – Dans le cadre du débat sur le PLFSS pour 2013 à l’Assemblée nationale, douze députés socialistes viennent de déposer le 19 octobre un amendement proposant de lutter de manière coercitive contre les déserts médicaux. Tirant les leçons de l’échec des mesures incitatives, ils proposent d’obliger les jeunes médecins à s’installer pendant les deux premières années de leur carrière dans ces zones déficitaires en offre médicale, pour garantir un accès universel à la santé.
La France ne manque pas de médecins, mais il est plus facile d’être soigné rapidement dans les grandes métropoles ou sur la Côte-d’Azur que dans le Finistère ou l’Ardèche. La densité de l’offre médicale est corrélée à la richesse des habitants : les disparités économiques entre les régions se doublent donc d’une inégalité dans l’accès aux soins. Selon une étude CSA pour la Mutualité française, 20% des Français renoncent « plus souvent qu’avant » aux soins pour des raisons financières et géographiques.
Pour lutter contre les déserts médicaux, Marisol Touraine, ministre de la Santé, proposait début octobre d’inciter les jeunes médecins à reprendre les cabinets de praticiens partant à la retraite dans des zones mal dotées médicalement. La mesure, inscrite à l’article 40 du PLFSS pour 2013, garantit ainsi un revenu minimum, versé par l’Assurance maladie pendant deux ans, à ces médecins acceptant de s’installer dans les déserts médicaux. En septembre 2011, un rapport de la Cour des comptes révélait pourtant l’inefficacité des mesures incitatives prises par les gouvernements successifs pour régler le problème des déserts médicaux.
La ministre de la Santé écartait encore début octobre le recours à la coercition à l’égard des médecins, alors même qu’au printemps dernier, l’Ordre national des médecins avait souligné sa nécessité. Devant l’urgence sanitaire, il est temps que les médecins s’alignent sur les pharmaciens et les infirmiers, dont l’installation est dépendante des besoins des régions. « La liberté d’installation des médecins nuit à l’universalité de l’accès aux soins médicaux sur l’ensemble du territoire national. Nous sommes les élus de ces territoires oubliés, qui vivent dans un sentiment grandissant d’abandon de l’État. Il est plus que temps d’agir », affirme Gwenegan Bui, député du Finistère et premier signataire de l’amendement alternatif à la mesure du Gouvernement.
Déposé le 19 octobre par des députés issus de territoires ruraux et périurbains, l’amendement n° 287 sera débattu dans le courant de la semaine en séance publique à l’Assemblée nationale. Les parlementaires signataires de cette proposition souhaitent un débat national sur les déserts médicaux en y associant les praticiens, les associations de patients et les élus locaux.
Les signataires de l’amendement : Gwenegan Bui (Finistère), Richard Ferrand (Finistère), Nathalie Appéré (Ille-et-Vilaine), Jean-Luc Bleuven (Finistère), Marie-Anne Chapdelaine (Ille-et-Vilaine), Olivier Dussopt (Ardèche), Chantal Guittet (Finistère), Jean-Pierre Le Roch (Morbihan), Annie Le Houerou (Côtes d’Armor), Audrey Linkenheld (Nord), Philippe Nogués (Morbihan), Hervé Pellois (Morbihan) 



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