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mercredi 11 décembre
10 mai 1981/10 mai 2011
Retrouvez les souvenirs et les témoignages 30 ans après sur mon 10 mai 81
 
La section du Relecq-Kerhuon organise, le 10 mai, une soirée commémorative à la salle municipale du Boulodrome, à Kergleuz, dès 20 h 00.
 
la section de Châteaulin organise le 22 mai une projection débat avec Bernard Poignant et Maxime Christien,salle des fêtes quai Jean Moulin à 18h00.
 
 
 
1981 : Le sens de la victoire
(interview publiée dans le cap Finistère n°909 du 13 mai 2011)
 
La victoire de François Mitterrand trouve ses origines dès les débuts de la 5eme République explique Laurent Jalabert dans « 1981 : Le sens de la victoire » qui vient d’être publié dans l’encyclopédie du socialisme.
 
Cap Finistère : Vous remontez très loin en arrière pour évoquer la victoire de 1981.
Laurent Jalabert : Oui, jusqu’en 1958. Lorsque De Gaulle prend le pouvoir, deux hommes s’opposent à lui à gauche. Pierre Mendes-France et François Mitterrand. Lorsque Pierre Mendes-France se retire, François Mitterrand reste le seul dirigeant de gauche capable de défier de gaulle. C’est ce qu’il fit en 1965. Ce fut un pari risqué et peu de monde envisageait qu’il puisse mettre le fondateur de la 5eme république en difficulté. Mais en lui imposant un second tour, François Mitterrand est devenu la figure majeure de l’opposition de gauche.
Cap Finistère : Que faut-il retenir de la campagne de 1981 ?
Laurent Jalabert : Les sondages, un an avant l’élection étaient très défavorables à François Mitterrand, mais il a su s’adresser aux électeurs. D’abord en plaçant l’emploi et la lutte contre le chômage au cœur de sa campagne. La droite avait fait la preuve de l’inefficacité de ses solutions.
Ensuite, il a fortement exprimé une volonté de réforme de la société pour plus d’égalité, pour les droits des femmes et des jeunes ou la suppression de la peine de mort. Enfin, François Mitterrand a porté les revendications décentralisatrices des élus locaux qui n’en pouvaient plus de la centralisation
Cap Finistère : On a coutume de dire que la présidentielle c’est la rencontre d’un homme avec le peuple. Qu’en pensez-vous ?
Laurent Jalabert : Dans un système présidentiel, il est incontestable que la personnalité du candidat compte beaucoup. François Mitterrand ne s’est pas ménagé durant les 10 années qui ont précédées son élection. De meetings en fêtes de la rose, il a sillonné tout le pays plusieurs fois et les Français le connaissaient bien. Mais l’homme n’est rien sans un appareil militant. C’est qu’il avait compris dès 1965. Après, peut-on distinguer le rôle du candidat et celui du parti ? Je ne le crois pas. Pour moi il s’agit d’une alchimie complexe qui se construit progressivement. Il ne faut pas non plus minimiser le contexte et la division de la droite à cette époque. Et surtout qu’ « unité » était le mot d’ordre du PS à l’époque.
 
IMG/Livre Jalabert Laurent.jpg
 

(PDF – 161.2 ko)



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